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La Cybersurveillance - La Robotique - Le Drone - L'Intelligence Artificielle

  • Un robot sexuel masculin

     

    Robots sexuels

    Un robot sexuel masculin pensé pour les femmes pour prendre son pied à l'infini

    Jusque-là, Une société américaine proposait uniquement une série de sextoys et de poupées technologiques aux attributs féminins - ou plutôt à ce que l'innovation aura voulu recopier des caractéristiques dont fantasme une partie de la gent masculine hétéro. Des seins énormes, des tailles toutes fines, des bouches pulpeuses au gloss qui ne s'enlève jamais.

    Aujourd'hui, la filiale américaine développée par Abyss Creations dévoile ses robots mâles. Une ligne imaginée pour les femmes, destinée à combler tous nos besoins physiques sans que l'on ait à se soucier des détails relationnels, et ce, aussi longtemps qu'on le souhaitera.

    Car le détail sur lequel veut insister l'enseigne, c'est précisément l'endurance du nouveau jouet. Pas besoin de batterie, Nate 2.0, Nick 1.0 ou Michael 2.0 peuvent apparemment vous faire jouir à l'infini (et au-delà).

    Leur squelette en PVC et leur chair en silicone imitent également le corps d'un homme. Le pied, si on veut plus qu'un vibromasseur et un rapport sexuel qui ne se limite pas uniquement au pénis.

    Autre argument de vente : la personnalisation. RealDoll permet aussi de construire une poupée selon nos goûts et nos envies du moment. On peut choisir la couleur des cheveux, des yeux, le gabarit, la couleur de la peau, ajouter des taches de rousseur et enfin, la longueur, la largeur et la dureté du sexe.

    Parce qu'il y en a pour tous les goûts et que certaines préféreront toujours une érection "flasque" (terme employé littéralement sur le site) à un parpaing.

    Alors bien sûr, cela n'a rien à voir avec la sensation que l'on ressent quand on fait l'amour avec un humain. On a lu que ces nouveautés technologiques auraient été créées pour remplacer les hommes, et on aimerait tout de même rappeler que, au même titre qu'une femme ne peut pas être remplacée par une poupée sexuelle, aussi innovante soit-elle, les robots ne pourront jamais éradiquer la sensation du sexe avec un mec.

    Seulement nous faire du bien de temps en temps - quand on aura envie de les sortir du placard - pour la modique somme de 6000 $.

    Une affaire ?

  • L'Intelligence Artificielle et le monde médical

    Intelligence artificielle ia

     

    L’intelligence artificielle fascine d’autant plus que personne ou presque n’est capable de la définir avec exactitude. On peut donc lui prêter tous les pouvoirs et toutes les intentions, même les plus sombres. Après avoir remplacé tant d’ouvriers, la technologie ne va-t-elle pas rapidement « tuer » des professions que l’on pensait autrefois à l’abri, comme les avocats ou les médecins ?

    En réalité, nous sommes à ce moment classique du débat public où l’on sent une technologie de rupture poindre, mais sans en avoir expérimenté vraiment les applications pratiques. Cet interstice laisse place à toutes les spéculations, y compris les plus pessimistes, et à tous les fantasmes, y compris les plus farfelus.

    Notre conviction, au sein d’Incepto, est que 2019 marquera une année de basculement. Dans le domaine de la santé au moins, nous allons quitter les débats théoriques stériles pour entrer dans le dur.

    Alors non, quitte à peiner les fans de sciences fictions, les robots humanoïdes ne vont pas remplacer les médecins. Mais oui, l’intelligence artificielle va pénétrer dans les hôpitaux et les cabinets médicaux, et l’imagerie médicale (radios, échographies, scanners) en sera la porte d’entrée.

    Pour bien le comprendre il faut mesurer les enjeux. La masse d’images médicales croît à une vitesse spectaculaire sous le triple effet du vieillissement de la population, d’un recours plus systématique à l’imagerie (prévention, diagnostic, suivi), mais surtout des progrès technologiques des équipements qui produisent désormais 1 000 à 1 500 images par examen, soit… 40 fois plus qu’il y a 30 ans.

    Aujourd’hui, un radiologue voit défiler 50 000 images chaque jour en moyenne. Un chiffre inhumain, au sens propre du terme : le traitement d’une telle quantité de données dépasse les capacités cérébrales humaines. Au point où cela devient un risque : celui d’ensevelir les médecins sous une masse d’informations, et donc de réduire la qualité de leur analyse, de les soumettre à une fatigue et un stress intenses, liés à la peur de se tromper ou de passer à côté d’un signal.

    Nous avons donc atteint un point où les machines créent une profondeur d’information que seules d’autres machines (des algorithmes de calcul) sont capables d’exploiter.

     Et cela tombe bien, puisque les premières applications concrètes de l’intelligence artificielle arrivent. Capables d’analyser des images à une vitesse vertigineuse avec un taux de succès souvent supérieur à celui de l’homme, elles détectent des anomalies parfois difficiles à déceler pour les médecins et les assistent concrètement dans leur diagnostic. La société Screenpoint a par exemple développé une application pour les mammographies qui permet de détecter les cancers du sein. Cette intelligence artificielle, entraînée sur 300 000 images, réduit de 15% le temps passé par chaque radiologue sur les cas jugés non problématiques et les amène à consacrer 10% de temps supplémentaire sur les cas plus compliqués.

     On imagine sans peine les perspectives immenses que cela ouvre pour la santé publique, sachant que ce type d’applications améliore ses performances au cours du temps – c’est le propre de l’intelligence artificielle : elle « apprend » et se perfectionne grâce aux cas qu’on lui soumet.

     Mais pour autant, après avoir dit cela, nous n’avons pas répondu à notre question initiale : les radiologues vont-ils être supplantés, voire remplacés par l’intelligence artificielle ? En 2016 Professeur Geoffrey Hinton, le parrain des réseaux de neurones, disait qu’il était « presque évident qu’il faudrait arrêter de former des radiologues ».

     Notre conviction, au sein d’Incepto, est absolument inverse. Non seulement les médecins resteront les acteurs centraux du système, mais leur rôle va en sortir renforcé.

     D’abord, le radiologue et plus généralement les médecins garderont les manettes comme utilisateurs, aptes à déterminer les meilleurs cas d’usages et à valider l’utilité clinique d’une innovation. Dans l’imagerie médicale comme ailleurs, l’enjeu ne réside pas (seulement) dans la technologie, mais bel et bien dans les usages. Il s’agit de convertir la technologie en applications pratiques pour l’intégrer dans le workflow clinique et créer des interfaces faciles à utiliser. C’est donc le médecin qui aura le dernier mot.

     Ensuite les radiologues passeront moins de temps devant les écrans, et plus de temps avec leurs patients… et avec leurs collègues : aujourd’hui le traitement des pathologies est souvent complexe et pluridisciplinaire, nécessitant un travail en équipe et la collaboration entre spécialistes. Dans ce cadre, le radiologue bénéficiera d’une position privilégiée : parce que sa discipline aura été la première à profiter des effets de la technologie, il aura un rôle crucial de prescripteur / accompagnateur auprès de ses collègues et permettra d’accélérer l’implémentation de la technologie dans les hôpitaux. Son rôle dans le système de santé publique sera donc central.

     Enfin et surtout, les médecins deviendront les coproducteurs de nouvelles applications. Ce postulat est fort car il suppose qu’ils ne subiront pas simplement les innovations portées par des GAFAs ou d’autres, ils en seront les initiateurs, voire les inventeurs. C’est en tous cas notre conviction, chez Incepto, et l’approche que nous développons. Aujourd’hui une centaine d’applications recourant à une intelligence artificielle, plus ou moins avancée, existent ou sont en cours de développement dans le monde. La mission d’Incepto est double : aider les médecins à recenser les solutions les plus performantes, à y accéder et à les utiliser ; et créer avec eux de nouvelles applications, adaptées à leurs besoins spécifiques.

    A chaque fois que nous développons un nouveau logiciel, nous le faisons avec des équipes de médecins. Nous travaillons en ce moment même avec les équipes du Docteur Marc Zins à l’hopital St-Joseph, avec celles des Professeurs Stephan Haulon et Dominique Fabre en chirurgie vasculaire ou encore avec le docteur Hugues Brat, directeur médical du groupe d’imagerie suisse Groupe 3R. Concrètement, sans eux, aucune de nos applications pratiques issue de l’intelligence artificielle ne pourrait voir le jour.

     Le médecin restera la figure centrale de la révolution à venir, mais il ne la fera pas seul. Il faut absolument stimuler une hybridation inédite entre l’expertise médicale, une expertise de pointe en mathématiques & data science, et des compétences industrielles et entrepreneuriales.

     Cette hybridation ne va pas de soi, dans un pays où ces acteurs ont longtemps vécu séparés, se considérant avec une certaine distance, et parfois même une certaine méfiance. Demain, les interactions entre les compétences médicales, mathématiques et industrielles devront être pensées et organisées par l’avènement d’un nouvel écosystème, qui verra les médecins et les ingénieurs travailler dans la même pièce. Au sens propre du terme. Les médecins devront, dès leur formation, être imprégnés d’une culture technologique, et les meilleurs développeurs devront être encouragés à se tourner vers les chantiers d’intérêt général et de santé publique.

     Depuis un an jour pour jour, nous nous attachons à réunir médecins, développeurs et ingénieurs spécialistes de l’imagerie médicale au sein de nos locaux de la Station F. Ce premier anniversaire en appelle de nombreux autres car les premiers résultats sont à la fois stimulants et spectaculaires. Notre « alliance » est la préfiguration d’un nouveau mode de travail interdisciplinaire, au service d’une des plus grandes transformations du siècle à venir. Et cette alliance, nous en sommes convaincus, sera aussi celle de l’homme et de la machine, de l’intelligence humaine et de l’intelligence artificielle, pour aider les médecins dans leur mission quotidienne : sauver des vies.

  • Le drone qui sauve des coeurs en péril

    Drone medical

    Le directeur du centre de sciences de la réanimation de l’Institut Karolinska de Stockholm, Jacob Hollenberg, est formel. En reproduisant 18 cas réels dans un rayon de 10 km autour d’une caserne de pompiers, son drone équipé d’un défi brillateur est arrivé seize minutes (en moyenne) avant l’ambulance. Or, lors d’un arrêt cardiaque, chaque minute perdue réduit de 10 % les chances de survie. Des engins à huit hélices volant à 75 km/h seront opérationnels d’ici à deux ans. Sauf que la loi suédoise interdit les vols hors de la vue des pilotes !

  • Les Humains et les Robots : le Bras de Fer

    Amazone drone

     

    Créé en 1994 par Jeff Bezos, Amazon est l’une des rares entreprises des débuts du Web à avoir survécu. Le secret de sa réussite qui, aujourd’hui encore, inspire les derniers entrants, comme Uber ? Un service impeccable, des consommateurs chouchoutés, mais des salariés chahutés. “Bezos a souvent poussé son personnel avec la finesse d’un chef de nage pour galériens”, écrit le journaliste Richard L. Brandt, l’un de ses biographes.
    Dans ses entrepôts géants où s’entassent des centaines de milliers d’articles attendant d’être livrés en un temps record, l’ancien trader a d’ailleurs décidé de “dématérialiser” sa main-d’oeuvre, c’est encore mieux. Pour tirer coûte que coûte les prix à la baisse et gagner en eficacité, il
    employait fin 2016 plus de 45 000 robots magasiniers dans 20 de ses 140 centres de distribution dans le monde – aucun en France. Au total, les humains restent en supériorité numérique à ce jour, mais pour combien de temps ? “Pour le moment, on ne fait pas mieux que l’oeil humain et on ne sait pas encore le remplacer”, indiquait Ronan Bolé, le directeur des opérations d’Amazon France, à L’Usine Digitale, en septembre
    dernier. “Pour le moment”, comme dit Ronan… Outre des bras automatisés et de petits robots-charriots roulants déjà opérationnels, Amazon, pionnier dans le retail mécanisé, planche sec sur des livraisons par drone ou des machines apprenantes superhabiles pour satisfaire au mieux ses clients. Et il faudrait être bien naïf pour imaginer que ces robots ne nous remplaceront pas mais collaboreront avec les humains. “Ils ont déjà choisi de ne pas plier : voyez les photos des chaînes de montage automobile où il n’y a pas âme qui vive”, remarquait récemment l’économiste Paul Jorion dans 01net Magazine. Au final, Bezos, dont l’inluence est majeure, fabrique un futur paradoxal où nous serons comblés en tant que consommateurs, mais loués comme travailleurs. Les premiers sont bien partis pour avoir la peau des seconds. Qui pourra alors encore remplir leur panier ?

  • Les Robots remplacent l'Homme

     

    Robotique industrielle

    670 000 Tel serait le nombre de postes qui auraient été supprimés aux États-Unis entre 1990 et 2007, à cause de la robotisation, d’après les récents travaux de deux chercheurs américains du MIT et de l’université de Boston. Ces derniers ont calculé que l’installation d’un automate pour 1 000 ouvriers entraîne la disparition de 6,2 postes.

    1 828 000 robots industriels étaient opérationnels dans le monde à la fin 2016, selon le dernier rapport de la Fédération internationale
    de la robotique (IFR). Cette dernière estime qu’il devrait y en avoir 3 053 000 en 2020, dont 1,9 million en Asie.

    42 % La part des robots achetés en France qui sont utilisés dans le secteur du transport, selon l’organisation professionnelle des créateurs de solutions industrielles (Symop). De toutes les industries présentes dans l’Hexagone, l’automobile est la plus automatisée avec, pour 10 000 employés, un taux de 940 machines.

    630 robots pour 10 000 employés dans l’industrie manufacturière sont recensés au Pays du matin calme, la Corée du Sud (source IFR). Ce qui en fait la plus forte densité au monde. Singapour arrive en deuxième position avec un ratio de 488 automates pour 10 000 salariés.
    Sur le Vieux Continent, on en compte 132 en France et 309 en Allemagne.

    87 000 Le nombre de robots industriels vendus en Chine en 2016 d’après l’IFR, soit près de 30 % des 294 000 unités écoulées dans le monde. L’empire du Milieu est devenu le premier marché mondial en la matière. À titre de comparaison, le volume total des ventes en Europe et des
    Amérique combinées atteint 97 300 unités.

    1 MILLION C’est la somme, en euros, déjà versée par l’État à des petites et moyennes entreprises pour les aider à acquérir leur premier robot, dans le cadre du dispositif Robot Start PME. Selon une première étude d’impact, 84 % des sociétés assistées auraient constaté une augmentation de leur productivité.

  • Red Big Brother

    Red big brother

    Sur les 176 millions de caméras déployées en Chine, 20 millions sont déjà couplées à un redoutable logiciel de vision artificielle, qui surveille le va-et-vient des citoyens. Cette indifférence est en train de propulser le pays en leader planétaire de la reconnaissance d’images. Car en Chine, le développement de l’intelligence artificielle pourrait bien se retourner contre les habitants. Le dédain des autorités chinoises pour la vie privée est déjà en passe de transformer le pays en monstre de l’hypertélésurveillance. Avec ses 176 millions de caméras sur son territoire, l’Empire du Milieu est un Big Brother en puissance. Un sinistre mateur, qui n’hésite pas à s’inviter jusque dans les toilettes publiques de Pékin afin de débusquer les voleurs de papier hygiénique. Un bon Chinois ne doit pas en gaspiller plus de 60 centimètres ; au-delà, c’est un délit.

    Si, jusqu’ici, les capacités de ce réseau vidéo se limitaient à capter les images, 20 millions de caméras ont récemment été couplées à un redoutable cerveau artificiel, capable non seulement d’identifier les véhicules, mais aussi de mettre un nom sur les visages des cyclistes et des piétons qui déambulent dans la rue. Ceux qui traversent sans respecter le petit bonhomme rouge sont immédiatement repérés. L’infraction est alors signalée sur un écran géant, placé en bordure de chaussée, qui diffuse leur méfait en “replay”. Visible des autres passants, cette séquence de la honte n’exonère pas l’infortuné fraudeur d’une amende d’environ trois euros, à moins qu’il préfère purger sa peine en prêtant main-forte à la police. N’imaginez pas tromper cet “oeil de Pékin” qui sait caractériser le sexe, l’âge du badaud et même donner des renseignements sur sa tenue vestimentaire. Du reste, les autorités chinoises ne comptent pas s’arrêter là. Déployez le système dans tout le pays, ajoutez à cela la bien nommée technologie Skynet en cours de développement et chaque individu pourra alors être suivi dans tous ses déplacements, transmis en temps réel sur un simple écran de contrôle. La start-up Cloud Walk prétend déjà anticiper les intentions criminelles de n’importe quel quidam. Son logiciel détermine une probabilité en fonction du comportement du promeneur dans la foule et de ses déplacements en ville. À partir d’un certain seuil, l’intelligence artificielle déclenche un signal et la police intervient. Ainsi, un individu qui entre les mains vides dans un magasin d’armes pour en ressortir un paquet sous le bras, avant de rejoindre les transports en commun, risque fort d’être interpellé.

    Permis de civisme. Combinée à la puissance du big data, cette manie qui consiste à extraire toujours plus de données, l’Intelligence Artificielle  pourrait s’insinuer encore plus sournoisement dans les cités. Depuis six ans, les autorités de Hangzhou, situé au sud-ouest de Shanghai, notent les individus selon leurs comportements civiques. Cette expérience, Pékin compte la généraliser à tout le pays d’ici à 2020. Chaque Chinois se verrait alors attribuer un crédit de 1 000 points, qui varierait selon ses “bonnes” ou “mauvaises” actions. Il conduit en état d’ivresse ? Il perd 50 points. Il est récompensé par le titre honorifique “d’excellent cadre dans son entreprise” ou “d’individu à la spiritualité développée” ? Il en gagne 50, et deux fois plus s’il dénonce un fonctionnaire corrompu !

    Les citoyens les mieux notés, les travailleurs acharnés, ceux qui paient leurs dettes, les enfants qui rendent visite régulièrement à leurs parents, les patriotes qui souscrivent à la morale du Parti seront prioritaires pour inscrire leur progéniture dans les meilleures écoles, emprunter de l’argent à des taux préférentiels ou franchir les portes des hôtels de luxe. Les autres seront bons pour le purgatoire social. Voyons, ne tremblez pas, amis chinois ! Red Big Brother vous assure que c’est pour votre bien.

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