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    Sextorsion la nouvelle Arnaque en ligne: comment réagir face à un «chantage à la webcam»?

    Depuis plusieurs semaines, une tentative d'arnaque par mail touche des internautes français. Elle menace de publier des vidéos sensibles obtenues grâce au piratage supposé de leur webcam.

    «J'ai mis en place un virus sur le site pour adulte (porno) que vous avez visité» ; «J'ai obtenu tous vos contacts et fichiers» ; «À mon avis, 500 Euro (sic) est un juste prix pour notre petit secret». Si vous avez vu s'afficher ce genre de messages dans votre boîte mail ces derniers jours, vous êtes très certainement sujet à une arnaque.

    Depuis le mois de janvier, l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) a relevé 10.000 signalements dont «80% ont trait à cette arnaque» selon des propos de François-Xavier Masson, directeur de l'entité, qui emploie des gendarmes et des policiers, relayés par l'AFP. Pour rendre leurs tentatives encore plus réalistes, certains pirates informatiques écrivent votre propre adresse mail voire même un de vos mots de passe dans leur lettre de menace. Cependant, il ne faut pas avoir peur car «aucun cas n'a jamais été signalé jusqu'à présent de victimes qui auraient vu les cybercriminels mettre leurs menaces à exécution» selon le gouvernement qui a publié un article sur le sujet sur son site spécialisé cybermalveillance.gouv.fr.

    Si vous êtes une victime et que vous avez déjà payé la rançon, tentez de contacter votre banque pour faire annuler la transaction et déposez plainte avec les preuves à votre disposition, notamment des captures d'écran de messages suspects. N'oubliez pas non plus de signaler ce type de comportement sur le site dédié du ministère de l'Intérieur internet-signalement.gouv.fr.

    Phénomène grave

    Ce type de d'arnaques s'inspire de ce qu'on appelle la «sextorsion», aussi appelé «chantage à la webcam», un phénomène bien plus grave d'exploitation sexuelle en ligne. Le principe: pirater un ordinateur via sa webcam grâce à un virus que l'on appelle «creepware» et tenter d'obtenir des photos ou vidéos d'une personne dénudée pour faire du chantage par la suite. Ces documents peuvent aussi être obtenus avec le consentement de la victime, qui pense par exemple discuter avec un internaute intéressé par elle sur un site de rencontres. La «sextorsion» est à distinguer du «revenge porn» qui consiste à publier en ligne des photos ou vidéo intime d'un ancien partenaire pour se venger de lui ou d'elle.

    Si vous êtes victime de ce type de menace ou que vous pensez que votre webcam a été piratée, il existe des réflexes simples à adopter qui sont notamment préconisés par la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

    ● Ne jamais répondre

    L'une des premiers réflexer à adopter est de ne pas donner de l'intérêt à votre maître chanteur. Il pourrait profiter d'une réponse de votre part pour vous demander encore plus d'informations sur vous et vous faire chanter davantage. S'il vous demande une somme d'argent, ne la versez en aucun cas.

    ● Alerter les autorités

    Une fois l'arnaque constatée, n'hésitez pas à alerter les autorités responsables spécialisées dans ces types de menace. La solution idéale est de faire des captures d'écran des messages que vous recevez pour les envoyer ensuite sur la plateforme www.internet-signalement.gouv.fr.

    ● Parlez-en à vos proches

    Les cyber-escrocs s'attaquent souvent à vos proches une fois qu'ils ont commencé leur chantage avec vous. Ils profitent des informations disponibles sur vos différents comptes sociaux pour récupérer l'identité de vos amis et les faire chanter à leur tour. N'hésitez pas à communiquer avec eux pour les prévenir de ces risques.

    ● Configurez des alertes avec vos noms et prénoms

    Une manière efficace de repérer le moindre contenu publié sur le Web vous identifiant est de créer des alertes Google ou TalkWalker avec votre nom et votre prénom. À chaque fois que ces derniers seront publiés sur le Web, vous recevrez un mail qui vous donnera plus de détails et vous montrera dans quelles circonstances vos informations personnelles ont été utilisées.

    ● Signaler le contenu problématique

    Si une vidéo vous montrant dans des postures sexuelles ou des photos dénudées de vous circulent sur les réseaux sociaux, ayez le réflexe de signaler systématiquement ces contenus. Plusieurs tutoriels existent pour vous guider dans cette procédure en fonction des plateformes où vos contenus intimes ont été publiés. En cas de non-réponse des plateformes sous deux mois, la CNIL vous propose sur son site Web un formulaire de plainte en ligne à remplir.

    Il est aussi possible de faire une demande de droit à l'oubli auprès d'un moteur de recherche pour que des informations en ligne liées à votre identité soient déréférencées.

    ● Mettre un post-it sur sa webcam

    Une solution bête et méchante peut aussi vous éviter beaucoup d'ennuis: mettre un post-it sur votre webcam pour éviter qu'elle puisse vous filmer ou photographier même quand elle est éteinte. Le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a pris lui-même ce réflexe comme le révélait un cliché pris dans les bureaux du réseau social en 2016.

    Si vous êtes victimes d'autres types de cyberharcèlement, n'hésitez pas à lire notre guide pour y faire face en fonction des situations.