Créer un site internet
Dream Information Technology

réseaux sociaux

  • MESSAGE AUX ARNAQUEURS

    Internet

    Pas la peine que vous perdiez votre temps à m'envoyer des mails ou des SMS en vue d'une arnaque, c'est peine perdue. Les "abrutis" de votre genre je les repère à 3000 kms, la distance qui sépare de  la France à l'Afrique. Je vous ai repéré déjà il y a plus de 10 ans. Je suis dans l'informatique depuis 20 ans et utilise internet depuis 1999, pour certains vous n'étiez pas nés et pour d'autres ils têtaient le sein de leur mère, donc je suis informé de toutes ces arnaques et repère facilement tous les "imbéciles" en ligne ou par téléphone, il m'est arrivé de jouer le jeu pour vous faire croire que ça va marcher, je me suis bien amusé mais comme vous avez remarquer je ne joue plus, je vous insulte au moindre mail ou SMS, je suis resté poli pour les mots entre guillements, à BON ENTENDEUR.

  • NE PAS SE FAIRE PIRATER !!!

    Cinq conseils pratiques pour ne pas vous faire pirater

    1) Se méfier des messages louches

    C'est, dans la plupart des cas, le principal moyen utilisé par des pirates pour s'introduire dans le système informatique d'une entreprise ou les comptes d'un particulier : le « hameçonnage » (« phishing » en anglais) consiste à envoyer un courriel qui semble légitime, mais qui contient une pièce jointe cachant un programme malveillant ou un lien qui renvoie vers une page Web piégée, qui vous incite à entrer un mot de passe pour vous le voler, ou à télécharger un logiciel malveillant.

    De très nombreux escrocs de tous types utilisent cette technique : il est assez simple de faire croire qu'un message électronique provient d'une autre adresse que celle qui l'a réellement envoyée, et un pirate qui a pris le contrôle d'une boîte e-mail peut facilement envoyer des messages frauduleux à tout le carnet d'adresse du compte.

    Pour repérer les messages piégés, il existe cependant plusieurs éléments qui peuvent vous mettre la puce à l'oreille : ils sont le plus souvent écrits dans un mauvais français ou en anglais, et sont très brefs – ils contiennent parfois uniquement un lien. En survolant le lien avec le curseur de la souris, sa destination s'affichera en bas à gauche de votre navigateur : vérifiez si le lien renvoie bien vers la page qu'il prétend être.

    Autre élément important : toutes les pages qui utilisent des mots de passe ou font transiter des informations sensibles (sites des impôts, d'EDF, des banques et assurances, mais aussi les messageries électroniques) utilisent un protocole sécurisé pour éviter que des informations sensibles soient dérobées. Ces pages affichent à gauche de la barre d'adresse un petit cadenas fermé qui confirme que la connexion est sécurisée. Les fausses pages qui les imitent et tentent de piéger les internautes n'en disposent pas : en cas de doute, vérifiez que ce cadenas est bien présent.

    2) Choisir un « bon » mot de passe (et le changer régulièrement)

    Si, dans la plupart des cas, les pirates utilisent des techniques d'hameçonnage pour pénétrer dans les boîtes e-mail de leurs cibles, il existe des logiciels qui permettent de tenter de « casser » un mot de passe en tentant toutes les combinaisons possibles : c'est l'approche dite de « force brute ». Par ailleurs, quelqu'un qui vous connaît bien – ou qui a fait des recherches sur vos centres d'intérêt en ligne, par exemple – peut tenter de deviner votre mot de passe.

    Il est donc recommandé d'utiliser plutôt une « phrase de passe » : plus le code secret est long, et plus il est difficile à « casser » ou à deviner. Il existe plusieurs « recettes » pour générer des phrases de passe à la fois complexes à deviner et simples à retenir.

    Enfin, de nombreux services e-mail ou réseaux sociaux proposent une option « Question secrète », à laquelle vous devez répondre lorsque vous faites une demande de renouvellement de mot de passe. Attention à ne pas utiliser une réponse qui peut être facilement retrouvée par ailleurs, comme le nom de jeune fille de votre mère : préférez une information que vous seul connaissez.

    Plus généralement, il est très fortement déconseillé d'utiliser un même mot de passe pour plusieurs services – si l'un d'entre eux est piraté, tous vos autres comptes sont menacés. Changer régulièrement de mot de passe est également une bonne habitude à prendre. Si vous trouvez qu'il est trop compliqué de vous souvenir de plusieurs mots de passe, vous pouvez aussi utiliser des solutions comme Keepass (un logiciel libre) et Passpack (un coffre-fort de mots de passe en ligne), des gestionnaires de mots de passe qui « s'ouvrent » au moyen d'un mot de passe maître unique.

    Bien sûr, ces règles s'appliquent aussi bien au mot de passe de votre boîte e-mail qu'à ceux que vous utilisez pour vous connecter à d'autres services, comme les réseaux sociaux. Dans tous les cas, n'utilisez pas un même mot de passe pour tous les services : si l'un d'eux est piraté, les intrus détiendront les clefs de tous vos comptes

    3) Ne pas partager de mots de passe par e-mail

    Lorsque l'on utilise de nombreux services avec un mot de passe, il n'est pas toujours évident de se souvenir de tous… C'est pourquoi de nombreuses personnes enregistrent leurs mots de passe dans leur boîte e-mail ou dans un document stocké en ligne. Mais si cette approche est pratique, elle est très dangereuse : il « suffit » à une personne mal intentionnée de pénétrer votre messagerie pour avoir instantanément accès à votre page Facebook, à votre compte Steam ou YouTube, ou encore à vos informations de connexion pour le site de votre banque…

    Envoyer à un ami ou collègue le mot de passe permettant à se connecter au compte Twitter de votre association sportive ou au blog que vous écrivez à plusieurs mains aboutit au même résultat : si vous partagez le mot de passe par courriel, vous augmentez les chances qu'un tiers puisse en prendre connaissance, et ce même si vous avez pris toutes les précautions pour sécuriser votre boîte e-mail. Un peu comme si vous envoyiez des clefs par la poste – êtes-vous certain que la boîte aux lettres de votre destinataire est bien fermée à clef et qu'on ne peut pas y glisser la main ?

    Pour partager un mot de passe, rien ne vaut une méthode plus classique : le donner à l'oral, ou l'écrire sur un post-it (que l'on ne laisse pas traîner sur son bureau...).

    4) Utiliser la double authentification

    La double authentification est un principe de sécurité très simple : elle ajoute une « deuxième validation » avant de laisser quelqu'un se connecter à un compte. La plupart des banques ont adopté un système de double authentification pour les paiements en ligne : il faut en général entrer les coordonnées de votre carte bancaire, mais aussi un mot de passe qui vous est envoyé par SMS.

    Les services Web proposent de plus en plus cette option : c'est notamment le cas de Gmail, d'iCloud d'Apple, de PayPal, de Facebook et de Twitter… C'est une fonctionnalité légèrement contraignante, mais qui sécurise très fortement un compte.

    5) Prendre quelques précautions avec son téléphone ou son ordinateur portable

    Les mesures de sécurité les plus draconiennes ne sont d'aucune utilité si tout un chacun peut accéder à votre ordinateur ou à votre téléphone pour y consulter directement vos e-mails ou y installer un logiciel-espion. Des choses simples permettent de l'éviter : mettre un code de déverrouillage sur son téléphone, par exemple, ou encore choisir un mot de passe au démarrage de votre ordinateur portable. En cas de vol ou d'« emprunt », cela évitera qu'un tiers mal intentionné accède à vos informations personnelles.

    Il est plus simple de forcer quelqu'un à donner son mot de passe que de mettre en place un système extrêmement complexe pour « casser » la protection !

    De même, si d'autres personnes que vous ont accès à votre ordinateur – si vous travaillez en open space par exemple – il est recommandé de ne pas enregistrer ses mots de passe dans le navigateur. Une bonne partie des piratages ne sont pas le fait de hackeurs syriens, mais sont réalisés par des proches, conjoints jaloux ou collègues malveillants...

  • Les Arnaqueurs du Nigéria

    Qui sont les «419», ces arnaqueurs nigérians qui se jouent de vous?

    419. L'un des mots les plus utilisés au Nigeria n'est pas emprunté à l'anglais classique. Ce mot que l'on entend à tout bout de champ le plus souvent sur le mode de la plaisanterie désigne les escrocs. Son origine est limpide : l'article du Code pénal nigérian faisant référence aux aigrefins.

    Le 419 est tellement passé dans l'usage commun qu'aujourd'hui dans les hôtels nigérians, il n'y a pas de chambre 419. Personne n'a envie d'être le pensionnaire de la 419 : celui dont tout le monde va se méfier. La chambre 419 est l'équivalent de la chambre 13 en Occident.

    Pourquoi une telle phobie de ce chiffre ? Depuis des décennies, les escroqueries made in Nigeria ont fait florès. Les escrocs nigérians ont réussi à extorquer des milliards de dollars. En raison de leurs grandes ruses et audace, mais aussi de l'ampleur de leur complicité dans le pays. Afin d'appâter leurs futures victimes, les escrocs nigérians les recevaient même au ministère des Finances : ils louaient des locaux quelques heures dans ledit ministère. Ils sortaient aussi le grand jeu : tours d'hélicoptère au-dessus des zones pétrolières du delta du Niger, rencontres avec des « gros bonnets ». Outre les pertes financières considérables, nombre de ces escroqueries se sont achevées par des enlèvements, des suicides et des assassinats.

    Longtemps, les « 419 » avaient pignon sur rue. Dans les années quatre-vingt-dix, nombre d'entre eux vivaient au grand jour sur Allen avenue (surnommée « cocaïne avenue »), une grande artère de Lagos. Ils n'hésitaient pas à se vanter de leurs faits d'armes et cherchaient à recruter des Blancs dans leurs équipes afin de rassurer leurs futures proies. Ils avaient toujours de bonnes raisons pour justifier leurs actions. En somme, selon eux, le fait de voler des Occidentaux était une façon de réparer le préjudice causé par l'esclavage. Un argument dont ils ne semblaient pas eux-mêmes vraiment convaincus. Les « 419 » en redresseurs de torts, c'est tout de même assez peu crédible.

    Mais leur explication favorite est toute autre. Un grand nombre de « 419 » sont d'origine ibo, une ethnie de l'est du Nigeria. « Après l'échec de l'indépendance du Biafra, nous avons été marginalisés. Nous étions exclus de tous les bons postes dans l'administration. C'est pour cela que nous avons dû nous tourner vers ces activités de 419 », aiment-ils répéter. Quoi qu'il en soit les « 419 » bénéficiaient de complicité haut placée et il était très difficile pour leurs victimes de se faire dédommager.

    Des escrocs high-tech

    Les « 419 » ont profité de la montée en puissance des nouvelles technologies. Grâce à l'internet, ils ont pu inonder le monde entier de courriels. Personne n'est épargné, même au fin fond de la Picardie ou de la Bavière, chacun a le droit à sa dose de mails nigérians. La multiplication des cybercafés, appelés « business center » au Nigeria leur a aussi facilité le travail. Le « 419 » donnait à ses partenaires l'adresse d'un « business center » à Lagos. Une fois qu'il avait pris la poudre d'escampette, il était impossible de le retrouver. « Mon partenaire nigérian m'avait dit que pour faire des affaires là-bas, il fallait verser des pots-de-vin. Je lui ai envoyé des costumes Smalto, des stylos Mont-Blanc, des montres Rolex etc. Et depuis plus de nouvelles », s'étonnent certains. 

    Les personnes grugées sont d'autant plus mal à l'aise pour se tourner vers la justice qu'elles se livrent en toute connaissance de cause à une activité illégale. Le grand classique des activités nigérianes consiste à proposer à un Européen de blanchir de l'argent pour le compte d'un Nigérian qui l'a détournée. Une activité pour le moins sujette à cautions et à précautions.

    Rapidement, les « 419 » ont entrepris d'exporter leur art de l'escroquerie. Ils ont ouvert des officines au Bénin voisin et formé des Béninois afin de pouvoir opérer aussi en français. Bientôt les escrocs ont également eu pignon sur rue en Côte d'Ivoire. Donnant naissance au fameux phénomène des « brouteurs » à la gloire desquels a été inventé le style musical « Coupé, décalé », qui signifie voler et prendre la poudre d'escampette. Longtemps, au Nigeria comme en Côte d'Ivoire, les « 419 » ont joui d'une certaine magnanimité, au motif qu'ils étaient malins, qu'ils escroquaient surtout les Blancs ou ceux qui avaient beaucoup d'argent et qu'il n'y avait pas mort d'hommes.

    Un internaute utilise un des ordinateurs d’un cybercafé. AFP/Issouf Sanogo

    Des faits divers tragiques

    Un certain nombre de faits divers tragiques ont montré une réalité bien différente. Dans la grande majorité des cas, les victimes desdits « 419 » n'étaient pas des gens riches. Il s'agissait surtout de naïfs désargentés qui rêvaient du grand amour ou de la grande fortune. Un grand patron va rarement croire qu'il a gagné des millions à la loterie ivoirienne à laquelle il n'a jamais joué ! Les « 419 » sont fréquemment des maîtres chanteurs. Afin de répondre à leurs exigences de plus en plus grandes, un certain nombre de gogos s'endettent. Et au final, ce sont eux qui se retrouvent en prison ou qui se suicident.

    Les autorités nigérianes veulent prendre le problème à bras le corps. Le phénomène des « 419 » pénalise considérablement la première économie du Nigeria. A cause notamment de ce phénomène, le taux d'utilisation des cartes bancaires est très faible. Le commerce électronique se développe beaucoup moins rapidement qu'il ne le devrait. Le plus souvent les courses en commerce électronique sont réglées en liquide à la livraison. Au Nigeria, même les taxis Uber sont fréquemment payés en cash.

    Les Nigérians savent qu'il est bien difficile d'entrer en contact avec le reste du monde depuis leur pays. Combien d'internautes vont envoyer un mail nigérian directement à la poubelle sans prendre la peine de vérifier s'il s'agit d'un vrai ou d'un faux. Afin de prendre contact avec une entreprise, une université ou une école occidentale, nombre de Nigérians sont obligés de passer par une tierce personne. Sinon ils savent que personne ne prendra la peine de leur répondre.

    Les « 419 », un coût élevé pour la société

    Le phénomène des « 419 » a donc un coût très élevé pour la société. Afin de le combattre, les autorités ont établi un contrôle très strict des lignes téléphoniques. Au Nigeria, on ne peut se contenter d'acheter une carte sim dans la rue. Il faut aller se faire inscrire en bonne et due forme dans une société de téléphonie et présenter des pièces d'identité à cette fin. Pour ne pas avoir respecté cette règle avec l'ensemble de ses clients, l'entreprise de télécom sud-africaine MTN vient d'être condamnée à une amende record de plusieurs milliards de dollars.

    L'étau se resserre autour des « 419 ». Mais ils font preuve d'une imagination sans limites. Même s'ils risquent d'être démasqués grâce aux progrès des nouvelles technologies, ils connaîssent un moyen hors pair pour échapper aux foudres de la justice : obtenir l'immunité en se faisant élire dans l'arène politique. Quitte à acheter une élection... Les « 419 » n'ont peur de rien!

  • Agir en cas de cyberharcèlement

    Cyber harcelement

    L'occasion de rappeler que ce drame du harcèlement, et notamment du cyber-harcèlement, est une réalité qui touche malheureusement en France plusieurs centaines de milliers d’enfants et de jeunes qui sont concernés.

    La lutte contre ce phénomène est une priorité car il va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’apprentissage de la citoyenneté.

    700 600 ÉLÈVES FRANÇAIS, DE L'ÉCOLE AU LYCÉE, SONT VICTIMES DE HARCÈLEMENT

    Parmi eux, 383 830 élèves sont victimes d'une forme sévère de harcèlement*. Plus précisément:

    • 12% des écoliers (CE2, CM1, CM2) souffrent de harcèlement, soit 295 600 élèves sur 2 463 065. Et 5 % des élèves subissent un harcèlement sévère, soit 123 000 écoliers de cycle 3. (Enquête réalisée par l’Unicef et l’Observatoire).
    • 10% des collégiens subissent un harcèlement, soit 332 000 élèves sur 3 332 000 collégiens. Et 7% des collégiens sont confrontés à un harcèlement sévère, soit 233 000 élèves. (Enquêtes de la Depp 2011, 2013).
    • 3,4% des lycéens souffrent de harcèlement, soit 73 000 lycéens sur 2 140 900. Et 1,3% des lycéens de harcèlement sévère, soit 27 830 lycéens.

    Ces chiffres montrent que les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège. Au lycée, ils diminuent fortement

    1 ÉLÈVE SUR 5 EST CONFRONTÉ AU CYBER-HARCÈLEMENT

    4,5 % des collégiens sont victimes du cyber-harcèlement. L’utilisation d’internet, des téléphones portables ou encore des réseaux sociaux fait que le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires. Le ministère de l’Éducation nationale et l’association e-Enfance ont élaboré un guide pour prévenir et traiter le cyber-harcèlement. Un numéro vert national "Net Ecoute", 0800 200 000, propose des solutions juridiques et psychologiques adaptées à la victime de cyber-harcèlement, à sa famille et au personnel éducatif.

    Une journée nationale "Non au harcèlement" avait été lancée le 5 novembre 2015, pour sensibiliser les plus jeunes, en appui des autres axes de la lutte contre le harcèlement que sont les plans de prévention et de formation des professionnels. Concernant la prévention des situations de harcèlement, le ministère a inscrit le harcèlement dans les programmes d’enseignement moral et civique.

    UN NUMÉRO GRATUIT : LE 3020

    Le numéro vert 3020 "Non au harcèlement", ouvert du lundi ou vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés), est animé par un réseau de 250 "référents harcèlement" qui est chargé de la prise en charge de situations de harcèlement dont ils ont eu connaissance. Ils aident et conseillent également les écoles et les établissements pour la résolution des situations de harcèlement.

    UN SITE INTERNET ET UNE PAGE FACEBOOK POUR AGIR CONTRE LE HARCÈLEMENT

    www.nonauharcelement.education.gouv.fr oriente et donne des conseils selon le profil de l’utilisateur (victime, témoin, parent ou professionnel). Un ensemble de ressources pédagogiques est mis à la disposition des professionnels et des parents (guides, cahiers d’activités pour le primaire et grille de repérages du harcèlement).

    La page Facebook, qui compte désormais plus de 110.00 abonnés, est fréquentée majoritairement par des jeunes de 13 à 17 ans, mais ce sont essentiellement des femmes de 25 à 44 ans, le plus souvent des parents d’élèves qui y interagissent. De nombreux partenaires institutionnels concernés par la lutte contre le harcèlement suivent également cette page tout comme certaines fédérations de parents du public et du privé.

    1 500 FORMATEURS POUR SENSIBILISER 300 000 PERSONNES

    L’année scolaire 2015/2016 a été marquée par le renforcement de la formation du personnel : d’ici à la fin 2016, 1 500 formateurs seront opérationnels pour sensibiliser 300 000 personnes aux situations de harcèlement. Pour aider la mise en place des formations, un parcours M@gistère (travail à distance et en groupe) de 9 heures a été créé pour le 1er degré. Par ailleurs, la réserve citoyenne lancée le 12 mai 2015, donne la possibilité de s’engager contre le harcèlement et d’intervenir en milieu scolaire.

    Rappelons également sur un plan plus juridique qu'Il n'existait pas en France d'outil juridique spécifique, comme en matière de harcèlement au travail ou dans le couple. La loi du 17 juin 1998 sur le bizutage ne correspondait pas exactement au harcèlement scolaire et c'étaient donc plutôt les violences morales incriminées par l'article 222-33-2 du Code pénal qui trouvent à s'appliquer.

    La création d'un délit particulier est intervenue en août 2014 avec la création de l’article 222-33-2-2 du Code pénal qui dispose que:

    "Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail.

    Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende :

    1° Lorsqu’ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ;

    2° Lorsqu’ils ont été commis sur un mineur de quinze ans ;

    3° Lorsqu’ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

    4° Lorsqu’ils ont été commis par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne.

    Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsqu’ils sont commis dans deux des circonstances mentionnées aux 1° à 4°"

    Pour synthétiser, les peines pour harcèlement scolaire peuvent aller pour un mineur de 6 mois à 18 mois (en cas de plusieurs circonstances aggravantes) et e montant de l’amende maximale est fixé à 7.500 euros

    A noter que les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent en aucun cas aller en prison ou payer une amende.
    .
    S'il existe des circonstances aggravantes comme:

    • la victime a moins de 15 ans,
    • le harcèlement a été commis sur une victime dont la vulnérabilité (maladie, handicap physique ou mental...) est apparente ou connue de l'auteur,
    • le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail (jours d'école manqués) de plus de 8 jours,
    • le harcèlement a été commis via internet.

    Les peines sont alors aggravées si l'auteur est majeur et les peines de prisons encourues iront de 1 an à 3 ans et les amendes de 15.000 euros à 45.000 euros.

    Ce sont les parents, civilement responsables de leur enfant mineur, qui paieront les éventuels dommages et intérêts.

    Et ces sanctions peuvent le cas échéant se combiner avec les infractions de violence, de provocation au suicide

    Enfin,  les parents de l'enfant harcelé pourront poursuivre l'État devant un tribunal civil, en cas de responsabilité du personnel éducatif.