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  • A quoi ressembleraient nos journées si nous étions privés d’Internet ?

    Iles tonga panne internet

    Les îles Tonga ont été privées d’Internet pendant deux semaines

    A quoi ressembleraient nos journées si nous étions privés d’Internet ? Voilà une question que l’on ose à peine se poser… Mais pour les 100 000 habitants des îles Tonga, c’est devenu une réalité lorsque, le 20 janvier dernier, Internet a cessé de fonctionner. Une panne qui a duré 13 jours, pour le pire… et le meilleur !

    Des conséquences économiques désastreuses…

    Le black-out, causé par la rupture du câble reliant l’archipel au reste du réseau mondial, a pris fin le samedi 2 février et chacun a pu reprendre le cours de sa vie. Mais pendant deux semaines, l’activité économique du pays, très largement dépendante de l’accès à Internet comme partout ailleurs, a subi de lourdes conséquences.

    Les secteurs commerciaux et touristiques ont particulièrement été touchés. Les paiements par carte bleue ont été perturbés et les appels internationaux rendus impossibles. Par ailleurs, le système de transfert d’argent, très apprécié des expatriés, a également été impacté, privant un certain nombre de foyers d’une part substantielle de leurs revenus. Les pharmacies, elles aussi, ont connu des ruptures de stock très inquiétantes.

    Dans la capitale, Nuku’alofa, certains opérateurs de télécommunication ont mis à disposition des connexions par satellite. Des files d’attentes se sont ainsi créées pour que chacun puisse, pendant quelques minutes, avoir accès à Internet. Leur débit très limité ne permettant pas d’accéder aux réseaux sociaux, certaines petites entreprises dont l’activité en dépend ont payé un lourd tribut.

    … mais des bars bondés

    Sans Facebook, YouTube ou autre réseau social, les habitants de l’archipel situé à près de 2 400 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Zélande ont dû improviser et revenir aux origines de la sociabilisation. Le retour au face à face et à l’art de la conversation. Joshua Savieti, un habitant des îles Tonga qui travaille dans les arts créatifs explique à l’AFP : 

    « On a dû apprendre à se parler sans messagerie Internet (…) En fait, je me suis dit que c’était plutôt pas mal d’être évincé de l’Internet, de reparler aux gens, d’aller dehors et de voir ce que tout le monde était en train de faire. Plein de gens sont sortis, ils allaient dans les bars, tout était plein ».

    Cela ne fait que cinq ans que l’archipel est équipé de la fibre optique, un progrès qui a bouleversé les habitudes des habitants plus vite qu’ils ne l’auraient imaginé. Expérimenter ce trou noir digital pendant près de deux semaines aura eu l’avantage de leur faire prendre conscience de cette dépendance. L’occasion de ralentir le rythme et de se reconnecter plus simplement aux autres…

    Et vous, que feriez-vous si Internet disparaissait pendant deux semaines ?

     

  • Les chiffres de Google

    Google

    Part de marché Google

    • Monde : 92,9% – Bing à 2,7%, Yahoo! à 2,2%.
    • Europe : 93,0% – Bing à 3,2%, Yandex RU à 1,5%.
    • France : 94,1% – Bing à 3,4%, Yahoo! à 1,8%.

    Requêtes Google

    • 30 000 milliards de pages sont indexées par Google.
    • L’index de Google dépasse largement les 100 millions de Go.
    • 20 milliards de sites sont visitées (crawlées) par Google, chaque jour.
    • 3,3 milliards de requêtes sont effectuées chaque jour (100 milliards par mois).
    • 15% des requêtes sont de nouvelles requêtes (500 millions par jour).

    YouTube

    • Utilisateurs actifs mensuels (MAU) : 1,5 milliard
    • Nombre de vues par jour : 4 milliards
    • Nombre de vues par jour sur mobile : 1 milliard (25% des vues)
    • 6 milliards d’heures de vidéo vues par mois
    • 72 heures de vidéo ajoutées chaque minute
    • Plus de 4 millions de visiteurs uniques par jour en France sur desktop
    • Plus de 23 millions de visiteurs uniques par mois en France sur desktop
    • Plus de 25 millions de visiteurs uniques par mois en France sur mobile
    • 2/3 des utilisateurs vont sur YouTube plusieurs fois par jour.
    • 2/3 des utilisateurs vont sur YouTube depuis leur smartphone.

    Les autres chiffres Google

    • Android : 1 milliard de terminaux équipés, 48% de part de marché en France
    • Google Play : 50 milliards d’applications installées cette année
    • Gmail : 900 millions d’utilisateurs
    • Google Maps : 200 pays cartographiés, dont 50 avec Street View
    • Aujourd’hui, 1 million de sites web intègrent une carte Google Maps
    • Google Chrome : 750 millions d’utilisateurs actifs mensuels (MAU)
    • Google Analytics : 15 millions de sites trackés
    • Google Wallet : 5 millions d’installations de l’application
    • Google Drive : 10 millions d’utilisateurs
    • 53 861 employés à temps plein à travers le monde
    • Pour l’ensemble de Google (pas seulement le search), le code est constitué de 2 milliards de lignes, modifiées par 25 000 ingénieurs (janvier 2015, source). Cela fait 9 millions de fichiers sources ; on compte 45 000 modifications du code par jour (dont 30 000 par des robots).
    • L’interface de recherche de Google est disponible dans plus de 112 langues.

     

  • Les Empires du Net trichent face à l'impôt

    Cash uncle sam top hat

    Les géants du numérique sont  particulièrement doués pour échapper à l’impôt. La plupart d’entre eux élaborent des stratégies financières complexes et jouent sur les différents niveaux d’imposition au sein de l’Union européenne (UE). Ainsi, ils arrivent à ne verser au fisc qu’une maigre partie de ce qu’ils auraient dû payer. Entre 2013 et 2015, Google et Facebook représente un manque à gagner de 5,1 à 5,4 milliards d’euros pour les États européens. Difficile à avaler pour nombre de pays de l’UE confrontés à un fort endettement public et à la grogne de leurs contribuables. La France a profité de l’occasion pour mettre en avant son projet de “taxe d’égalisation” visant expressément les entreprises du numérique. Celle-ci ne serait pas calculée sur la base de leurs bénéfices, comme c’est le cas actuellement avec l’impôt sur les sociétés, mais sur leurs recettes. Car la plupart des Empires du Net installent leurs sièges européens dans les pays où la fiscalité est la plus favorable, tels que l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas. Et ils s’arrangent pour y concentrer leurs profits en facturant depuis ces derniers leurs services achetés ailleurs dans l’Union. En imposant les revenus effectivement réalisés chez eux, les États pourraient récupérer ce qui leur échappe, estime le gouvernement français. À Bruxelles, on mise sur une autre solution. La Commission européenne préférerait réformer l’impôt sur les sociétés. Le déclenchement de celui-ci ne dépendrait plus de la seule présence physique d’une entreprise (c’est-à-dire ses bureaux et ses employés), mais également de son activité numérique, c'est-à-dire en évaluant le volume de données personnelles collectées en ligne dans chaque territoire. Facebook, par exemple, paierait ses impôts en France en proportion du nombre de personnes qui y sont inscrites.

    La Commission pense être en mesure de fixer les règles de sa réforme au printemps 2018. Celle-ci devra ensuite être approuvée par le Parlement européen et par les pays membres. Et c’est là que ça risque de coincer. Car l’unanimité des 28 États est obligatoire pour toute modification de la législation fiscale au sein de l’Union européenne. Or certains d’entre eux, notamment l’Irlande, ne voient pas d’un très bon oeil cette initiative qui pourrait les rendre moins attrayants aux yeux des grands groupes. En attendant que les instances de l’UE se mettent d’accord, les Empires du Net vont pouvoir continuer à minimiser leurs impôts en toute impunité.