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arnaque

  • Liste d’escroqueries liées à Bitcoin et aux cryptomonnaies

     

    Comment eviter arnaques bitcoin

    Pour composer cette liste de 5957 escroqueries exploitant la renommée à Bitcoin et des cryptomonnaies, nous avons croisé plusieurs sources notamment les témoignages de nos lecteurs et les listes l’AMF (15 mars21 et 27 septembre 2018), celle de CryptoFR, celle de la Maison du Bitcoin, celle d’acheter1bitcoin.fr, celle de warning-trading.com et enfin, la plus fournie, celle de badbitcoin.orgLa liste obtenue par cette fusion n’est cependant pas exhaustive et contient encore des erreurs. Si vous souhaitez nous aider à l’améliorer ou signaler de nouveaux sites, n’hésitez pas à nous contacter et/ou à laissez vos commentaires au bas de cet article.

    Vous trouverez ci-dessous à la fois des systèmes pyramidaux, de faux « bitcoin faucets » et un grand nombre d’arnaques liées à l’investissement dans les cryptomonnaies ou le « mining ».

    N’hésitez pas non plus à nous écrire si un signalement vous semble abusif.

    Voir également le fil consacré aux fausses plateformes de change sur cryptoFR. et nos conseils pour acheter des bitcoins sans se faire escroquer.

    https://bitcoin.fr/bitcoin-scam-list/

  • Info Escroqueries

    Centre de contact

    Pour se renseigner sur les escroqueries ou pour signaler un site internet ou un courriel d'escroqueries, un vol de coordonnées bancaires ou une tentative de hameçonnage

    Par téléphone

    0 805 805 817

    Du lundi au vendredi de 9h à 18h30.

    Numéro vert (appel gratuit).

     

  • Les Arnaqueurs du Nigéria

    Qui sont les «419», ces arnaqueurs nigérians qui se jouent de vous?

    419. L'un des mots les plus utilisés au Nigeria n'est pas emprunté à l'anglais classique. Ce mot que l'on entend à tout bout de champ le plus souvent sur le mode de la plaisanterie désigne les escrocs. Son origine est limpide : l'article du Code pénal nigérian faisant référence aux aigrefins.

    Le 419 est tellement passé dans l'usage commun qu'aujourd'hui dans les hôtels nigérians, il n'y a pas de chambre 419. Personne n'a envie d'être le pensionnaire de la 419 : celui dont tout le monde va se méfier. La chambre 419 est l'équivalent de la chambre 13 en Occident.

    Pourquoi une telle phobie de ce chiffre ? Depuis des décennies, les escroqueries made in Nigeria ont fait florès. Les escrocs nigérians ont réussi à extorquer des milliards de dollars. En raison de leurs grandes ruses et audace, mais aussi de l'ampleur de leur complicité dans le pays. Afin d'appâter leurs futures victimes, les escrocs nigérians les recevaient même au ministère des Finances : ils louaient des locaux quelques heures dans ledit ministère. Ils sortaient aussi le grand jeu : tours d'hélicoptère au-dessus des zones pétrolières du delta du Niger, rencontres avec des « gros bonnets ». Outre les pertes financières considérables, nombre de ces escroqueries se sont achevées par des enlèvements, des suicides et des assassinats.

    Longtemps, les « 419 » avaient pignon sur rue. Dans les années quatre-vingt-dix, nombre d'entre eux vivaient au grand jour sur Allen avenue (surnommée « cocaïne avenue »), une grande artère de Lagos. Ils n'hésitaient pas à se vanter de leurs faits d'armes et cherchaient à recruter des Blancs dans leurs équipes afin de rassurer leurs futures proies. Ils avaient toujours de bonnes raisons pour justifier leurs actions. En somme, selon eux, le fait de voler des Occidentaux était une façon de réparer le préjudice causé par l'esclavage. Un argument dont ils ne semblaient pas eux-mêmes vraiment convaincus. Les « 419 » en redresseurs de torts, c'est tout de même assez peu crédible.

    Mais leur explication favorite est toute autre. Un grand nombre de « 419 » sont d'origine ibo, une ethnie de l'est du Nigeria. « Après l'échec de l'indépendance du Biafra, nous avons été marginalisés. Nous étions exclus de tous les bons postes dans l'administration. C'est pour cela que nous avons dû nous tourner vers ces activités de 419 », aiment-ils répéter. Quoi qu'il en soit les « 419 » bénéficiaient de complicité haut placée et il était très difficile pour leurs victimes de se faire dédommager.

    Des escrocs high-tech

    Les « 419 » ont profité de la montée en puissance des nouvelles technologies. Grâce à l'internet, ils ont pu inonder le monde entier de courriels. Personne n'est épargné, même au fin fond de la Picardie ou de la Bavière, chacun a le droit à sa dose de mails nigérians. La multiplication des cybercafés, appelés « business center » au Nigeria leur a aussi facilité le travail. Le « 419 » donnait à ses partenaires l'adresse d'un « business center » à Lagos. Une fois qu'il avait pris la poudre d'escampette, il était impossible de le retrouver. « Mon partenaire nigérian m'avait dit que pour faire des affaires là-bas, il fallait verser des pots-de-vin. Je lui ai envoyé des costumes Smalto, des stylos Mont-Blanc, des montres Rolex etc. Et depuis plus de nouvelles », s'étonnent certains. 

    Les personnes grugées sont d'autant plus mal à l'aise pour se tourner vers la justice qu'elles se livrent en toute connaissance de cause à une activité illégale. Le grand classique des activités nigérianes consiste à proposer à un Européen de blanchir de l'argent pour le compte d'un Nigérian qui l'a détournée. Une activité pour le moins sujette à cautions et à précautions.

    Rapidement, les « 419 » ont entrepris d'exporter leur art de l'escroquerie. Ils ont ouvert des officines au Bénin voisin et formé des Béninois afin de pouvoir opérer aussi en français. Bientôt les escrocs ont également eu pignon sur rue en Côte d'Ivoire. Donnant naissance au fameux phénomène des « brouteurs » à la gloire desquels a été inventé le style musical « Coupé, décalé », qui signifie voler et prendre la poudre d'escampette. Longtemps, au Nigeria comme en Côte d'Ivoire, les « 419 » ont joui d'une certaine magnanimité, au motif qu'ils étaient malins, qu'ils escroquaient surtout les Blancs ou ceux qui avaient beaucoup d'argent et qu'il n'y avait pas mort d'hommes.

    Un internaute utilise un des ordinateurs d’un cybercafé. AFP/Issouf Sanogo

    Des faits divers tragiques

    Un certain nombre de faits divers tragiques ont montré une réalité bien différente. Dans la grande majorité des cas, les victimes desdits « 419 » n'étaient pas des gens riches. Il s'agissait surtout de naïfs désargentés qui rêvaient du grand amour ou de la grande fortune. Un grand patron va rarement croire qu'il a gagné des millions à la loterie ivoirienne à laquelle il n'a jamais joué ! Les « 419 » sont fréquemment des maîtres chanteurs. Afin de répondre à leurs exigences de plus en plus grandes, un certain nombre de gogos s'endettent. Et au final, ce sont eux qui se retrouvent en prison ou qui se suicident.

    Les autorités nigérianes veulent prendre le problème à bras le corps. Le phénomène des « 419 » pénalise considérablement la première économie du Nigeria. A cause notamment de ce phénomène, le taux d'utilisation des cartes bancaires est très faible. Le commerce électronique se développe beaucoup moins rapidement qu'il ne le devrait. Le plus souvent les courses en commerce électronique sont réglées en liquide à la livraison. Au Nigeria, même les taxis Uber sont fréquemment payés en cash.

    Les Nigérians savent qu'il est bien difficile d'entrer en contact avec le reste du monde depuis leur pays. Combien d'internautes vont envoyer un mail nigérian directement à la poubelle sans prendre la peine de vérifier s'il s'agit d'un vrai ou d'un faux. Afin de prendre contact avec une entreprise, une université ou une école occidentale, nombre de Nigérians sont obligés de passer par une tierce personne. Sinon ils savent que personne ne prendra la peine de leur répondre.

    Les « 419 », un coût élevé pour la société

    Le phénomène des « 419 » a donc un coût très élevé pour la société. Afin de le combattre, les autorités ont établi un contrôle très strict des lignes téléphoniques. Au Nigeria, on ne peut se contenter d'acheter une carte sim dans la rue. Il faut aller se faire inscrire en bonne et due forme dans une société de téléphonie et présenter des pièces d'identité à cette fin. Pour ne pas avoir respecté cette règle avec l'ensemble de ses clients, l'entreprise de télécom sud-africaine MTN vient d'être condamnée à une amende record de plusieurs milliards de dollars.

    L'étau se resserre autour des « 419 ». Mais ils font preuve d'une imagination sans limites. Même s'ils risquent d'être démasqués grâce aux progrès des nouvelles technologies, ils connaîssent un moyen hors pair pour échapper aux foudres de la justice : obtenir l'immunité en se faisant élire dans l'arène politique. Quitte à acheter une élection... Les « 419 » n'ont peur de rien!

  • Les Arnaqueurs de la Côte d'Ivoire

     

     

    En Côte d'Ivoire, les "brouteurs", ces pros de l’escroquerie sentimentale sur Internet.

    Les "brouteurs" sont des vedettes en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Leur spécialité ? Contacter des hommes et des femmes en Europe via les réseaux sociaux comme Facebook, leur promettre l’amour pour au final, leur soutirer des sommes d’argent colossales. Comment ces arnaques s’élaborent-elles ? Comment prévenir et empêcher ce fléau ?

    Ils distribuent des billets de banque en soirée, recrutent parfois des enfants des quartiers populaires pour les aider à « piéger » des Européens, ou des Américains. Ils visent des personnes fragiles sur le plan psychologique. Ces dernières croient au conte de fées de l’inconnu qui promet mariage et enfants. Mais elles ne verront jamais l’objet de leurs fantasmes, pire encore : elles risquent de vider leur compte bancaire, sur l’autel d’une illusion.
     

    Les "brouteurs", un phénomène de mode

    « Le terme "brouteur" vient d’Abidjan »« Brouteur » fait allusion d’une part à ces « arnaqueurs qui séduisent des gens pour leur demander de l’argent », d’autre part aux « moutons qui se nourrissent sans efforts ».

    L’arnaque en ligne commence comme une histoire d’amour, prometteuse. C’était en tout cas, ce à quoi croyait Bernard. La soixantaine, vivant en Suisse romande, il est tombé amoureux d’Andrea, une sculpturale blonde aux yeux bleus, rencontrée sur Facebook. Pour son enquête, Isabelle Ducret a réussi à interviewer cette victime, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.

    Andrea, le personnage créé par les brouteurs, pour séduire Bernard
    Andrea, le personnage créé par les brouteurs, pour séduire Bernard
    © RTS

    Après plusieurs déceptions sentimentales, Bernard reçoit une demande d’amitié d’Andrea sur un réseau social. La jeune femme assure vivre en France, offre à Bernard une plongée dans son univers familial en envoyant maintes photos de son quotidien. Toutes des photomontages.
    L’enquête montre comment des brouteurs, a priori ivoiriens, auraient créé le personnage d’Andrea, après avoir volé les photos d’une inconnue sur Instagram (un réseau social de partage de photos).
    Bernard lui demande pourquoi elle s’intéresse à lui, lui qui pourrait être son grand-père. « L’écorce n’est pas importante », lui rétorque Andrea.

     Tes douces paroles m'ont émue et maintenant mon âme est tourmentée par l’amour que je ressens pour toi

    L'un des messages envoyés par "Andrea" à Bernard

    Après des semaines d’échanges de messages passionnés et romantiques comme "tes douces paroles m'ont émue et maintenant mon âme est tourmentée par l’amour que je ressens pour toi", Andrea commence à demander de l’argent à Bernard. D’abord, 800 euros pour permettre à sa tante de payer son loyer. Puis, Andrea assure partir en Côte d’Ivoire en mission humanitaire. Sur la photo, elle pose aux côtés de deux enfants, dans une robe d’été rose bonbon. Ce photomontage interpelle Bernard, mais il continue à verser de l’argent. « J’étais à côté de la plaque », confesse-t’il aujourd’hui. La tante d’Andrea tombe malade, Andrea doit rentrer d’urgence en France. Bernard paie tous les frais.
     

    « Sextorsion »

    Puis, aux coups de téléphone succèdent des échanges érotiques, par vidéo. Les brouteurs filment Bernard, sous les yeux de qui se déhanche non pas Andrea, mais une fille choisie sur un site pornographique par les brouteurs, qui menacent désormais Bernard de publier la vidéo s’il ne leur verse pas deux fois 2000 euros. Bernard se dit « drogué » et prêt à « faire n’importe quoi pour ne pas arrêter ». Au total, 2000 mails sont échangés en un peu plus d’un an. Plusieurs fois, Bernard se rend à l’aéroport. Andrea n’arrivera jamais.

    Un "arnacoeur" peut exploiter un moment dans la vie des gens, comme une faiblesse ou un rêve particulier.

    Samuel Bendahan, économiste du comportement à l’Université de Lausanne

    Samuel Bendahan, économiste du comportement à l’Université de Lausanne, décrypte dans « Arnacoeurs, escrocs de l’amour en ligne » les techniques de manipulation de ces brouteurs. « Un "arnacoeur" peut exploiter un moment dans la vie des gens, comme une faiblesse ou un rêve particulier », et interroge : « Si tout à coup vous avez devant vos yeux votre plus grand rêve, est-ce que vous pensez vraiment que vous resteriez objectif ? ».
     

    Un business florissant à Abidjan

    La Côte d’Ivoire fait partie des vingt pays les plus pauvres du monde. Un contexte propice aux arnaques en ligne, sources d’argent facile, et de notoriété. « Tout le monde connaît parfaitement ce phénomène de masse », indique la journaliste qui a enquêté en Côte d’Ivoire, où elle a interviewé des brouteurs. Certains n’hésitent pas à témoigner à visage découvert, à pied d’œuvre dans un cybercafé d’Abidjan. «Notre priorité », indiquent-ils, consiste à « mettre le client en confiance ». Par client, il faut entendre "victime", comme Bernard.
    Pour eux, le broutage s’apparente à un travail à temps plein. « Parfois, on peut être trois ou quatre jours sans dormir ». Le brouteur inonde de messages d’amour sa victime, pour provoquer une dépendance affective, et lui faire sortir sa carte bleue.  Cette arnaque aux sentiments peut parfois rapporter gros.

    Un policier t’arrête, tu as 5 millions sur toi (de francs CFA), tu lui en donnes 2, en sachant qu’il ne gagne même pas 2 millions par mois ! »

    Un "grand brouteur", qui n'exerce plus cette activité aujourd'hui

    Deux « grands brouteurs » sortis du milieu témoignent dans le reportage. L’un d’eux se targue d’avoir réussi à extorquer 13 000 euros en une seule fois, l’autre 16 000. Une telle arnaque nécessite un système bien rôdé, avec des complices. Ils affirment en avoir « dans les banques et la police » en Côte d’Ivoire. « Un policier t’arrête, tu as 5 millions sur toi (de francs CFA), tu lui en donnes 2, en sachant qu’il ne gagne même pas 2 millions par mois ! »

    Les complices se trouvent aussi « en France, en Belgique et en Suisse », assure l’un d’eux. Les hackers, « souvent au Maroc ». Et chaque maillon de l’arnaque sur Internet gagne un pourcentage.

    Les brouteurs font partie intégrante du tissu économique local en Côte d’Ivoire ou au Nigeria, les deux pays où le phénomène est le plus développé. Le premier harponnant des victimes francophones, le second des anglophones.
    Les chiffres de cette « économie de l’ombre » comme la nomme la réalisatrice Isabelle Ducret, ne sont, pour la plupart, pas connus. Ni en Afrique ni en Europe. Seules statistiques obtenues par la journaliste : les arnaques sentimentales se sont élevées à 200 millions d’euros en 2016 aux Etats-Unis. En Suisse, 140 cas ont été signalés à la police la même année.

     

    Des arnaques en ligne impunies

    Ces signalements n’ont débouché sur aucune condamnation jusqu’à présent, faute d‘avoir réussi à prouver l’arnaque, faute aussi de coopération judiciaire au niveau international.
    Pierre Aubert, procureur du canton de Neuchâtel, déplore que « l’enquête s’arrête souvent dès qu’elle franchit la frontière ». A la question de savoir si « la Suisse a une possibilité d’entraide  avec la Côte d’Ivoire ou le Nigeria », la réponse du magistrat tombe comme un couperet : « On peut dire aucune. Dès qu’on sort de l’Europe, c’est très compliqué. Je n’ai jamais renvoyé devant un tribunal une personne pour ce genre d’infractions ».

    Quant aux mesures de prévention, elles sont presqu’inexistantes. Quand les victimes sont des personnes isolées, « comment voulez-vous les atteindre ? », s’interroge le procureur. La journaliste Isabelle Ducret considère que la solution passe, a minima, par « la reconnaissance du statut de victime », ainsi que par l’information autour de ce fléau, et des dangers en général des réseaux sociaux. Les conséquences des échanges virtuels entre un brouteur et sa victime, homme ou femme, peuvent être tragiques.

    « Une femme s’est suicidée », rapporte Christine Goubert, ex-présidente de l’AVEN, l’Association des Victimes d'Escroquerie à la Nigériane en France, dissoute en 2018. "Elle a attendu (son amoureux imaginaire) quatre fois à l’aéroport. Un 31 décembre il n’est pas venu, le 1er janvier elle se suicidait." Ses enfants ont porté plainte. Le dossier a été classé sans suite.

     

    Stars locales

    En attendant, les brouteurs restent des vedettes en Côte d’Ivoire, à l’instar de Commissaire 5500. Arrêté en 2017, il a passé un an en prison. Depuis, il est libre. Sur des vidéos postées sur YouTube, on le voit jeter des billets de banque dans une boîte de nuit, au rythme d’un frénétique coupé-décalé.
    Comme lui, les « grands brouteurs » exhibent leurs gains en soirée. « Ils parrainent des grandes cérémonies, ont des fan clubs », observe Malcolm Touré, producteur audiovisuel à Abidjan. « L’école, c’est une perte de temps », estime un brouteur interviewé dans l’enquête.

    Le salaire minimum avoisine les 90 euros par mois en Côte d’Ivoire.  Certains enfants, notamment ceux des quartiers populaires comme Abobo dans la capitale ivoirienne, rêvent à leur tour de devenir de grands brouteurs, dont ils suivent parfois très tôt les pas. Recrutés par ces derniers, ils se convertissent en prédateurs du web et préfèrent les arnaques en ligne aux bancs d’école.

     

  • Arnaque téléphonique en cours

     

    Arnaque telephonique

    ALERTE Praticiens et Auxiliaires Médicaux (PAM)

    Arnaque téléphonique en cours

     

    Nous vous informons que des PAM ont été contactés par téléphone par des personnes qui se présentent comme des représentants de Net-entreprises. Il leur est indiqué qu’un rendez-vous doit être fixé afin de les affilier à la DS PAMC. Des données relatives à leurs revenus et leurs coordonnées bancaires leur sont également demandées.

    Net-entreprises n'est pas à l’initiative de ce genre de démarche et qu’il s’agit d’une tentative de fraude.

    Nous vous invitons à être vigilants et vous demandons de ne pas donner suite à ces sollicitations.

  • Sextorsion chantage à la webcam

    Sextorsion

    Sextorsion la nouvelle Arnaque en ligne: comment réagir face à un «chantage à la webcam»?

    Depuis plusieurs semaines, une tentative d'arnaque par mail touche des internautes français. Elle menace de publier des vidéos sensibles obtenues grâce au piratage supposé de leur webcam.

    «J'ai mis en place un virus sur le site pour adulte (porno) que vous avez visité» ; «J'ai obtenu tous vos contacts et fichiers» ; «À mon avis, 500 Euro (sic) est un juste prix pour notre petit secret». Si vous avez vu s'afficher ce genre de messages dans votre boîte mail ces derniers jours, vous êtes très certainement sujet à une arnaque.

    Depuis le mois de janvier, l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) a relevé 10.000 signalements dont «80% ont trait à cette arnaque» selon des propos de François-Xavier Masson, directeur de l'entité, qui emploie des gendarmes et des policiers, relayés par l'AFP. Pour rendre leurs tentatives encore plus réalistes, certains pirates informatiques écrivent votre propre adresse mail voire même un de vos mots de passe dans leur lettre de menace. Cependant, il ne faut pas avoir peur car «aucun cas n'a jamais été signalé jusqu'à présent de victimes qui auraient vu les cybercriminels mettre leurs menaces à exécution» selon le gouvernement qui a publié un article sur le sujet sur son site spécialisé cybermalveillance.gouv.fr.

    Si vous êtes une victime et que vous avez déjà payé la rançon, tentez de contacter votre banque pour faire annuler la transaction et déposez plainte avec les preuves à votre disposition, notamment des captures d'écran de messages suspects. N'oubliez pas non plus de signaler ce type de comportement sur le site dédié du ministère de l'Intérieur internet-signalement.gouv.fr.

    Phénomène grave

    Ce type de d'arnaques s'inspire de ce qu'on appelle la «sextorsion», aussi appelé «chantage à la webcam», un phénomène bien plus grave d'exploitation sexuelle en ligne. Le principe: pirater un ordinateur via sa webcam grâce à un virus que l'on appelle «creepware» et tenter d'obtenir des photos ou vidéos d'une personne dénudée pour faire du chantage par la suite. Ces documents peuvent aussi être obtenus avec le consentement de la victime, qui pense par exemple discuter avec un internaute intéressé par elle sur un site de rencontres. La «sextorsion» est à distinguer du «revenge porn» qui consiste à publier en ligne des photos ou vidéo intime d'un ancien partenaire pour se venger de lui ou d'elle.

    Si vous êtes victime de ce type de menace ou que vous pensez que votre webcam a été piratée, il existe des réflexes simples à adopter qui sont notamment préconisés par la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

    ● Ne jamais répondre

    L'une des premiers réflexer à adopter est de ne pas donner de l'intérêt à votre maître chanteur. Il pourrait profiter d'une réponse de votre part pour vous demander encore plus d'informations sur vous et vous faire chanter davantage. S'il vous demande une somme d'argent, ne la versez en aucun cas.

    ● Alerter les autorités

    Une fois l'arnaque constatée, n'hésitez pas à alerter les autorités responsables spécialisées dans ces types de menace. La solution idéale est de faire des captures d'écran des messages que vous recevez pour les envoyer ensuite sur la plateforme www.internet-signalement.gouv.fr.

    ● Parlez-en à vos proches

    Les cyber-escrocs s'attaquent souvent à vos proches une fois qu'ils ont commencé leur chantage avec vous. Ils profitent des informations disponibles sur vos différents comptes sociaux pour récupérer l'identité de vos amis et les faire chanter à leur tour. N'hésitez pas à communiquer avec eux pour les prévenir de ces risques.

    ● Configurez des alertes avec vos noms et prénoms

    Une manière efficace de repérer le moindre contenu publié sur le Web vous identifiant est de créer des alertes Google ou TalkWalker avec votre nom et votre prénom. À chaque fois que ces derniers seront publiés sur le Web, vous recevrez un mail qui vous donnera plus de détails et vous montrera dans quelles circonstances vos informations personnelles ont été utilisées.

    ● Signaler le contenu problématique

    Si une vidéo vous montrant dans des postures sexuelles ou des photos dénudées de vous circulent sur les réseaux sociaux, ayez le réflexe de signaler systématiquement ces contenus. Plusieurs tutoriels existent pour vous guider dans cette procédure en fonction des plateformes où vos contenus intimes ont été publiés. En cas de non-réponse des plateformes sous deux mois, la CNIL vous propose sur son site Web un formulaire de plainte en ligne à remplir.

    Il est aussi possible de faire une demande de droit à l'oubli auprès d'un moteur de recherche pour que des informations en ligne liées à votre identité soient déréférencées.

    ● Mettre un post-it sur sa webcam

    Une solution bête et méchante peut aussi vous éviter beaucoup d'ennuis: mettre un post-it sur votre webcam pour éviter qu'elle puisse vous filmer ou photographier même quand elle est éteinte. Le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a pris lui-même ce réflexe comme le révélait un cliché pris dans les bureaux du réseau social en 2016.

    Si vous êtes victimes d'autres types de cyberharcèlement, n'hésitez pas à lire notre guide pour y faire face en fonction des situations. 

     

  • Harcèlement téléphonique Que Faire ?

     

    Bloctel reseaux sociaux

     

    Vous êtes un consommateur

    Qu’est-ce que Bloctel ?

    Bloctel est la liste d’opposition au démarchage téléphonique sur laquelle tout consommateur peut s’inscrire gratuitement afin de ne plus être démarché téléphoniquement par un professionnel avec lequel il n’a pas de relation contractuelle en cours, conformément à la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation.

    La loi précise qu’il est interdit à tout professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur inscrit sur cette liste, à l’exception des cas énumérés par la loi. En particulier, vous pourrez toujours être appelé dans les cas suivants :

    • Par les professionnels chez qui vous avez un contrat en cours
    • Pour des appels de prospection en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines
    • Pour des motifs qui ne concernent pas la vente de biens ou de services tels que :
      • Les appels émanant d’un service public
      • Les appels émanant d’instituts d’études et de sondage
      • Les appels émanant d’associations à but non lucratif
    • Si vous avez communiqué de manière libre et non équivoque votre numéro afin d’être rappelé

    Comment cela fonctionne-t-il ?

    Depuis le 1er juin 2016, tout consommateur peut s’inscrire gratuitement sur cette liste sur le site www.bloctel.gouv.fr. Il recevra par e-mail une confirmation d’inscription sous 48 heures. Il convient que le consommateur vérifie que le message est bien arrivé dans sa boîte mail et si nécessaire, qu’il regarde dans les spams. En effet, l’inscription ne sera prise en compte que lorsque le consommateur aura cliqué sur le lien hypertexte qui sera présent dans ce courriel.

    Le consommateur sera alors protégé contre la prospection téléphonique dans un délai maximum de 30 jours après la confirmation de son inscription qui lui sera envoyée par email. Il aura alors accès à son espace personnel en ligne qui lui permettra de gérer son compte.

    A quoi sert votre espace personnel ?

    Votre espace personnel est accessible uniquement avec votre login (courriel ou numéro d'adhérent) et votre mot de passe. Il vous permet de consulter ou modifier vos données et de rajouter, s’il y a lieu, un autre numéro de téléphone sur la liste d’opposition. C’est également à partir de votre espace personnel que vous pourrez nous signaler un appel abusif (réclamation).

    Voir la fiche pratique "Comment déposer une réclamation ?"

    Nous vous invitons à consulter le processus complet d’inscription en cliquant ici.

    M'inscrire

    Aller à la page d'inscription

     

  • Que faire si vous avez été victime d’une arnaque bancaire en ligne ?

     

    Arnaqnet

    Déposez une plainte le plus rapidement possible.

    La plateforme info Escroqueries au 0811 02 02 17 (prix d’un appel local) pourra également vous conseiller.

    Il est également conseillé de signaler l'arnaque auprès des services de la DGGCRF, de l'ACPR, sur le portail internet-signalement.gouv.fr et sur la plateforme signal-spam.fr.

  • Fraude à la carte bancaire : un service pour la signaler en ligne

     

    Que faire en cas de fraude carte bancaire

    En cas de fraude sur sa carte bancaire, après avoir fait opposition auprès de sa banque, on peut signaler directement cette fraude à la police par l’intermédiaire d’un nouveau téléservice baptisé Percev@l. Pour effectuer ce signalement en ligne, il faut créer un compte sur service-public.fr via FranceConnect, et avoir sous la main sa carte bancaire et les relevés d’opérations bancaires litigieuses. Le signalement doit permettre d'aider la police et la gendarmerie à identifier les auteurs d'appropriations frauduleuses ou de recels de numéros de cartes bancaires. Une fois effectué, un récépissé est adressé à la victime, à présenter à sa banque afin de faciliter la demande de remboursement des opérations bancaires litigieuses. Toutefois, ce récépissé ne dispense pas de déposer plainte auprès des services compétents.

  • L' évolution de l'arnaque en ligne

     

    Arnaques sur les sites

     

    L'inventivité des escrocs ne connaissant pas de limite, les méthodes qu'ils emploient sont innombrables. Néanmoins, il reste possible de les classer en deux grandes catégories. La première implique une interaction directe avec la victime, en exploitant sa naïveté ou son laxisme pour lui extorquer les informations nécessaires à l'arnaque. Les techniques archaïques consistaient par exemple à appeler au téléphone un quidam en se faisant passer pour un supérieur hiérarchique ou un "responsable informatique", afin de lui demander ses codes d'accès ou son numéro de carte bancaire. On parlait alors de social engineering
    (ingénierie sociale). Puis, au début des années 2000, la méthode a évolué : à l'aide de faux e-mails ou d'un site web contrefait imitant une autorité de confiance, l'escroc cherche à récupérer les données privées convoitées. Ce phishing reste toujours largement utilisé aujourd'hui, même si de nouvelles techniques bien plus raffinées ont fait leur apparition. À partir de 2007, plus de 50 % des foyers français disposent d'une connexion à Internet à leur domicile. L'ADSL, autrefois réservé aux geeks de la première heure, se démocratise rapidement et de nombreuses personnes font leurs premiers pas en ligne sans connaître les règles de sécurité de base. La plupart d'entre elles ignorent par exemple que n'importe qui peut envoyer un e-mail avec l'adresse d'expéditeur de son choix. Parallèlement, l'explosion des sites de commerce en ligne comme Amazon, Meetic ou LeBonCoin décomplexe peu à peu les internautes – autrefois très méfiants – au sujet de leur carte de crédit. Du pain bénit pour les escrocs.
    Ils se mettent à exploiter ces sites en élaborant de nouveaux procédés de plus en plus subtils : arnaque aux sentiments,
    faux avis, usurpation d'identité, etc. Mondialisation aidant, une véritable industrie crapuleuse se met en place dans certains pays pauvres comme le Bénin ou la Côte d'Ivoire. De nombreuses sociétés spécialisées douteuses se développent également pour duper les internautes avec de fausses offres commerciales. À tel point que désormais, même les personnes les moins crédules peuvent se faire approcher par un escroc et tomber dans le panneau. Oui, c'est de vous qu'il s'agit…

  • En guerre contre les escrocs du Web

    Rescam

     

    Netsafe, entreprise de sécurité informatique basée en Nouvelle-Zélande, a mis au point un chatbot, un agent de conversation automatique en français, spécialisé dans la réponse aux tentatives d’arnaques par mail. De plus en plus sophistiqué, le but de ces mails est de se faire passer pour un contact de confiance auprès du récepteur afin de lui soutirer des informations privées. Identifiants, adresse mail, comptes bancaires… 12 millions de dollars sont ainsi escroqués chaque année en Nouvelle-Zélande.  Un beau matin vous découvrez sur votre boîte mail le message d’un ami qui semble être dans le pétrin. Il vous explique être parti en voyage quelque part en Afrique et s’être fait voler tous ses papiers : il a besoin de vous pour rentrer au plus vite, et surtout pour payer l'hôtel où il réside. C’est bien l’adresse mail de votre ami, il vous appelle par votre prénom, vous répond si vous demandez des précisions, tout semble vrai. Et pourtant, c’est une tentative d’arnaque : un scam, en anglais, soit une forme de spam doublée d'une escroquerie.  Pour donner une petite leçon aux arnaqueurs par mails, Netsafe propose d’utiliser un chatbot, Re:scam, qui répondra à votre place pour faire tourner en bourrique le coupable de l’arnaque. C’est une solution amusante qui donne enfin une utilité aux chatbots, qui, la plupart du temps, ne servent pas à grand chose. Le bot fait croire que le mail a fonctionné en répondant à l’arnaque puis maintient une conversation bidon avec l’arnaqueur jusqu’à ce qu’il cesse, à force, de répondre. Il faut savoir que pour repérer de potentielles victimes, les scammers envoient un même mail à des milliers de personnes et attendent que l’une d’entre elles réponde pour tenter de lui soutirer de l’argent ou au moins des informations. C’est la technique du « phishing », hameçonnage en français. Avec Re:Scam, il suffit de transférer le mail que vous jugez frauduleux à l’adresse me@rescam.org. Une fois que l’arnaque est reconnue par Netsafe, l’auteur est piégé par un robot de conversation via un proxy, et l’adresse mail de la victime est préservée. Malgré tout, à part faire naître quelques frustrations chez les scammers, le bot ne suffira pas pour démanteler les réseaux d’arnaques par mail.