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  • Les Arnaqueurs du Nigéria

    Qui sont les «419», ces arnaqueurs nigérians qui se jouent de vous?

    419. L'un des mots les plus utilisés au Nigeria n'est pas emprunté à l'anglais classique. Ce mot que l'on entend à tout bout de champ le plus souvent sur le mode de la plaisanterie désigne les escrocs. Son origine est limpide : l'article du Code pénal nigérian faisant référence aux aigrefins.

    Le 419 est tellement passé dans l'usage commun qu'aujourd'hui dans les hôtels nigérians, il n'y a pas de chambre 419. Personne n'a envie d'être le pensionnaire de la 419 : celui dont tout le monde va se méfier. La chambre 419 est l'équivalent de la chambre 13 en Occident.

    Pourquoi une telle phobie de ce chiffre ? Depuis des décennies, les escroqueries made in Nigeria ont fait florès. Les escrocs nigérians ont réussi à extorquer des milliards de dollars. En raison de leurs grandes ruses et audace, mais aussi de l'ampleur de leur complicité dans le pays. Afin d'appâter leurs futures victimes, les escrocs nigérians les recevaient même au ministère des Finances : ils louaient des locaux quelques heures dans ledit ministère. Ils sortaient aussi le grand jeu : tours d'hélicoptère au-dessus des zones pétrolières du delta du Niger, rencontres avec des « gros bonnets ». Outre les pertes financières considérables, nombre de ces escroqueries se sont achevées par des enlèvements, des suicides et des assassinats.

    Longtemps, les « 419 » avaient pignon sur rue. Dans les années quatre-vingt-dix, nombre d'entre eux vivaient au grand jour sur Allen avenue (surnommée « cocaïne avenue »), une grande artère de Lagos. Ils n'hésitaient pas à se vanter de leurs faits d'armes et cherchaient à recruter des Blancs dans leurs équipes afin de rassurer leurs futures proies. Ils avaient toujours de bonnes raisons pour justifier leurs actions. En somme, selon eux, le fait de voler des Occidentaux était une façon de réparer le préjudice causé par l'esclavage. Un argument dont ils ne semblaient pas eux-mêmes vraiment convaincus. Les « 419 » en redresseurs de torts, c'est tout de même assez peu crédible.

    Mais leur explication favorite est toute autre. Un grand nombre de « 419 » sont d'origine ibo, une ethnie de l'est du Nigeria. « Après l'échec de l'indépendance du Biafra, nous avons été marginalisés. Nous étions exclus de tous les bons postes dans l'administration. C'est pour cela que nous avons dû nous tourner vers ces activités de 419 », aiment-ils répéter. Quoi qu'il en soit les « 419 » bénéficiaient de complicité haut placée et il était très difficile pour leurs victimes de se faire dédommager.

    Des escrocs high-tech

    Les « 419 » ont profité de la montée en puissance des nouvelles technologies. Grâce à l'internet, ils ont pu inonder le monde entier de courriels. Personne n'est épargné, même au fin fond de la Picardie ou de la Bavière, chacun a le droit à sa dose de mails nigérians. La multiplication des cybercafés, appelés « business center » au Nigeria leur a aussi facilité le travail. Le « 419 » donnait à ses partenaires l'adresse d'un « business center » à Lagos. Une fois qu'il avait pris la poudre d'escampette, il était impossible de le retrouver. « Mon partenaire nigérian m'avait dit que pour faire des affaires là-bas, il fallait verser des pots-de-vin. Je lui ai envoyé des costumes Smalto, des stylos Mont-Blanc, des montres Rolex etc. Et depuis plus de nouvelles », s'étonnent certains. 

    Les personnes grugées sont d'autant plus mal à l'aise pour se tourner vers la justice qu'elles se livrent en toute connaissance de cause à une activité illégale. Le grand classique des activités nigérianes consiste à proposer à un Européen de blanchir de l'argent pour le compte d'un Nigérian qui l'a détournée. Une activité pour le moins sujette à cautions et à précautions.

    Rapidement, les « 419 » ont entrepris d'exporter leur art de l'escroquerie. Ils ont ouvert des officines au Bénin voisin et formé des Béninois afin de pouvoir opérer aussi en français. Bientôt les escrocs ont également eu pignon sur rue en Côte d'Ivoire. Donnant naissance au fameux phénomène des « brouteurs » à la gloire desquels a été inventé le style musical « Coupé, décalé », qui signifie voler et prendre la poudre d'escampette. Longtemps, au Nigeria comme en Côte d'Ivoire, les « 419 » ont joui d'une certaine magnanimité, au motif qu'ils étaient malins, qu'ils escroquaient surtout les Blancs ou ceux qui avaient beaucoup d'argent et qu'il n'y avait pas mort d'hommes.

    Un internaute utilise un des ordinateurs d’un cybercafé. AFP/Issouf Sanogo

    Des faits divers tragiques

    Un certain nombre de faits divers tragiques ont montré une réalité bien différente. Dans la grande majorité des cas, les victimes desdits « 419 » n'étaient pas des gens riches. Il s'agissait surtout de naïfs désargentés qui rêvaient du grand amour ou de la grande fortune. Un grand patron va rarement croire qu'il a gagné des millions à la loterie ivoirienne à laquelle il n'a jamais joué ! Les « 419 » sont fréquemment des maîtres chanteurs. Afin de répondre à leurs exigences de plus en plus grandes, un certain nombre de gogos s'endettent. Et au final, ce sont eux qui se retrouvent en prison ou qui se suicident.

    Les autorités nigérianes veulent prendre le problème à bras le corps. Le phénomène des « 419 » pénalise considérablement la première économie du Nigeria. A cause notamment de ce phénomène, le taux d'utilisation des cartes bancaires est très faible. Le commerce électronique se développe beaucoup moins rapidement qu'il ne le devrait. Le plus souvent les courses en commerce électronique sont réglées en liquide à la livraison. Au Nigeria, même les taxis Uber sont fréquemment payés en cash.

    Les Nigérians savent qu'il est bien difficile d'entrer en contact avec le reste du monde depuis leur pays. Combien d'internautes vont envoyer un mail nigérian directement à la poubelle sans prendre la peine de vérifier s'il s'agit d'un vrai ou d'un faux. Afin de prendre contact avec une entreprise, une université ou une école occidentale, nombre de Nigérians sont obligés de passer par une tierce personne. Sinon ils savent que personne ne prendra la peine de leur répondre.

    Les « 419 », un coût élevé pour la société

    Le phénomène des « 419 » a donc un coût très élevé pour la société. Afin de le combattre, les autorités ont établi un contrôle très strict des lignes téléphoniques. Au Nigeria, on ne peut se contenter d'acheter une carte sim dans la rue. Il faut aller se faire inscrire en bonne et due forme dans une société de téléphonie et présenter des pièces d'identité à cette fin. Pour ne pas avoir respecté cette règle avec l'ensemble de ses clients, l'entreprise de télécom sud-africaine MTN vient d'être condamnée à une amende record de plusieurs milliards de dollars.

    L'étau se resserre autour des « 419 ». Mais ils font preuve d'une imagination sans limites. Même s'ils risquent d'être démasqués grâce aux progrès des nouvelles technologies, ils connaîssent un moyen hors pair pour échapper aux foudres de la justice : obtenir l'immunité en se faisant élire dans l'arène politique. Quitte à acheter une élection... Les « 419 » n'ont peur de rien!

  • Les Arnaqueurs de la Côte d'Ivoire

     

     

    En Côte d'Ivoire, les "brouteurs", ces pros de l’escroquerie sentimentale sur Internet.

    Les "brouteurs" sont des vedettes en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Leur spécialité ? Contacter des hommes et des femmes en Europe via les réseaux sociaux comme Facebook, leur promettre l’amour pour au final, leur soutirer des sommes d’argent colossales. Comment ces arnaques s’élaborent-elles ? Comment prévenir et empêcher ce fléau ?

    Ils distribuent des billets de banque en soirée, recrutent parfois des enfants des quartiers populaires pour les aider à « piéger » des Européens, ou des Américains. Ils visent des personnes fragiles sur le plan psychologique. Ces dernières croient au conte de fées de l’inconnu qui promet mariage et enfants. Mais elles ne verront jamais l’objet de leurs fantasmes, pire encore : elles risquent de vider leur compte bancaire, sur l’autel d’une illusion.
     

    Les "brouteurs", un phénomène de mode

    « Le terme "brouteur" vient d’Abidjan »« Brouteur » fait allusion d’une part à ces « arnaqueurs qui séduisent des gens pour leur demander de l’argent », d’autre part aux « moutons qui se nourrissent sans efforts ».

    L’arnaque en ligne commence comme une histoire d’amour, prometteuse. C’était en tout cas, ce à quoi croyait Bernard. La soixantaine, vivant en Suisse romande, il est tombé amoureux d’Andrea, une sculpturale blonde aux yeux bleus, rencontrée sur Facebook. Pour son enquête, Isabelle Ducret a réussi à interviewer cette victime, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.

    Andrea, le personnage créé par les brouteurs, pour séduire Bernard
    Andrea, le personnage créé par les brouteurs, pour séduire Bernard
    © RTS

    Après plusieurs déceptions sentimentales, Bernard reçoit une demande d’amitié d’Andrea sur un réseau social. La jeune femme assure vivre en France, offre à Bernard une plongée dans son univers familial en envoyant maintes photos de son quotidien. Toutes des photomontages.
    L’enquête montre comment des brouteurs, a priori ivoiriens, auraient créé le personnage d’Andrea, après avoir volé les photos d’une inconnue sur Instagram (un réseau social de partage de photos).
    Bernard lui demande pourquoi elle s’intéresse à lui, lui qui pourrait être son grand-père. « L’écorce n’est pas importante », lui rétorque Andrea.

     Tes douces paroles m'ont émue et maintenant mon âme est tourmentée par l’amour que je ressens pour toi

    L'un des messages envoyés par "Andrea" à Bernard

    Après des semaines d’échanges de messages passionnés et romantiques comme "tes douces paroles m'ont émue et maintenant mon âme est tourmentée par l’amour que je ressens pour toi", Andrea commence à demander de l’argent à Bernard. D’abord, 800 euros pour permettre à sa tante de payer son loyer. Puis, Andrea assure partir en Côte d’Ivoire en mission humanitaire. Sur la photo, elle pose aux côtés de deux enfants, dans une robe d’été rose bonbon. Ce photomontage interpelle Bernard, mais il continue à verser de l’argent. « J’étais à côté de la plaque », confesse-t’il aujourd’hui. La tante d’Andrea tombe malade, Andrea doit rentrer d’urgence en France. Bernard paie tous les frais.
     

    « Sextorsion »

    Puis, aux coups de téléphone succèdent des échanges érotiques, par vidéo. Les brouteurs filment Bernard, sous les yeux de qui se déhanche non pas Andrea, mais une fille choisie sur un site pornographique par les brouteurs, qui menacent désormais Bernard de publier la vidéo s’il ne leur verse pas deux fois 2000 euros. Bernard se dit « drogué » et prêt à « faire n’importe quoi pour ne pas arrêter ». Au total, 2000 mails sont échangés en un peu plus d’un an. Plusieurs fois, Bernard se rend à l’aéroport. Andrea n’arrivera jamais.

    Un "arnacoeur" peut exploiter un moment dans la vie des gens, comme une faiblesse ou un rêve particulier.

    Samuel Bendahan, économiste du comportement à l’Université de Lausanne

    Samuel Bendahan, économiste du comportement à l’Université de Lausanne, décrypte dans « Arnacoeurs, escrocs de l’amour en ligne » les techniques de manipulation de ces brouteurs. « Un "arnacoeur" peut exploiter un moment dans la vie des gens, comme une faiblesse ou un rêve particulier », et interroge : « Si tout à coup vous avez devant vos yeux votre plus grand rêve, est-ce que vous pensez vraiment que vous resteriez objectif ? ».
     

    Un business florissant à Abidjan

    La Côte d’Ivoire fait partie des vingt pays les plus pauvres du monde. Un contexte propice aux arnaques en ligne, sources d’argent facile, et de notoriété. « Tout le monde connaît parfaitement ce phénomène de masse », indique la journaliste qui a enquêté en Côte d’Ivoire, où elle a interviewé des brouteurs. Certains n’hésitent pas à témoigner à visage découvert, à pied d’œuvre dans un cybercafé d’Abidjan. «Notre priorité », indiquent-ils, consiste à « mettre le client en confiance ». Par client, il faut entendre "victime", comme Bernard.
    Pour eux, le broutage s’apparente à un travail à temps plein. « Parfois, on peut être trois ou quatre jours sans dormir ». Le brouteur inonde de messages d’amour sa victime, pour provoquer une dépendance affective, et lui faire sortir sa carte bleue.  Cette arnaque aux sentiments peut parfois rapporter gros.

    Un policier t’arrête, tu as 5 millions sur toi (de francs CFA), tu lui en donnes 2, en sachant qu’il ne gagne même pas 2 millions par mois ! »

    Un "grand brouteur", qui n'exerce plus cette activité aujourd'hui

    Deux « grands brouteurs » sortis du milieu témoignent dans le reportage. L’un d’eux se targue d’avoir réussi à extorquer 13 000 euros en une seule fois, l’autre 16 000. Une telle arnaque nécessite un système bien rôdé, avec des complices. Ils affirment en avoir « dans les banques et la police » en Côte d’Ivoire. « Un policier t’arrête, tu as 5 millions sur toi (de francs CFA), tu lui en donnes 2, en sachant qu’il ne gagne même pas 2 millions par mois ! »

    Les complices se trouvent aussi « en France, en Belgique et en Suisse », assure l’un d’eux. Les hackers, « souvent au Maroc ». Et chaque maillon de l’arnaque sur Internet gagne un pourcentage.

    Les brouteurs font partie intégrante du tissu économique local en Côte d’Ivoire ou au Nigeria, les deux pays où le phénomène est le plus développé. Le premier harponnant des victimes francophones, le second des anglophones.
    Les chiffres de cette « économie de l’ombre » comme la nomme la réalisatrice Isabelle Ducret, ne sont, pour la plupart, pas connus. Ni en Afrique ni en Europe. Seules statistiques obtenues par la journaliste : les arnaques sentimentales se sont élevées à 200 millions d’euros en 2016 aux Etats-Unis. En Suisse, 140 cas ont été signalés à la police la même année.

     

    Des arnaques en ligne impunies

    Ces signalements n’ont débouché sur aucune condamnation jusqu’à présent, faute d‘avoir réussi à prouver l’arnaque, faute aussi de coopération judiciaire au niveau international.
    Pierre Aubert, procureur du canton de Neuchâtel, déplore que « l’enquête s’arrête souvent dès qu’elle franchit la frontière ». A la question de savoir si « la Suisse a une possibilité d’entraide  avec la Côte d’Ivoire ou le Nigeria », la réponse du magistrat tombe comme un couperet : « On peut dire aucune. Dès qu’on sort de l’Europe, c’est très compliqué. Je n’ai jamais renvoyé devant un tribunal une personne pour ce genre d’infractions ».

    Quant aux mesures de prévention, elles sont presqu’inexistantes. Quand les victimes sont des personnes isolées, « comment voulez-vous les atteindre ? », s’interroge le procureur. La journaliste Isabelle Ducret considère que la solution passe, a minima, par « la reconnaissance du statut de victime », ainsi que par l’information autour de ce fléau, et des dangers en général des réseaux sociaux. Les conséquences des échanges virtuels entre un brouteur et sa victime, homme ou femme, peuvent être tragiques.

    « Une femme s’est suicidée », rapporte Christine Goubert, ex-présidente de l’AVEN, l’Association des Victimes d'Escroquerie à la Nigériane en France, dissoute en 2018. "Elle a attendu (son amoureux imaginaire) quatre fois à l’aéroport. Un 31 décembre il n’est pas venu, le 1er janvier elle se suicidait." Ses enfants ont porté plainte. Le dossier a été classé sans suite.

     

    Stars locales

    En attendant, les brouteurs restent des vedettes en Côte d’Ivoire, à l’instar de Commissaire 5500. Arrêté en 2017, il a passé un an en prison. Depuis, il est libre. Sur des vidéos postées sur YouTube, on le voit jeter des billets de banque dans une boîte de nuit, au rythme d’un frénétique coupé-décalé.
    Comme lui, les « grands brouteurs » exhibent leurs gains en soirée. « Ils parrainent des grandes cérémonies, ont des fan clubs », observe Malcolm Touré, producteur audiovisuel à Abidjan. « L’école, c’est une perte de temps », estime un brouteur interviewé dans l’enquête.

    Le salaire minimum avoisine les 90 euros par mois en Côte d’Ivoire.  Certains enfants, notamment ceux des quartiers populaires comme Abobo dans la capitale ivoirienne, rêvent à leur tour de devenir de grands brouteurs, dont ils suivent parfois très tôt les pas. Recrutés par ces derniers, ils se convertissent en prédateurs du web et préfèrent les arnaques en ligne aux bancs d’école.

     

  • Le cyberharcèlement à caractère sexiste

     

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    Alors que le président de la République a déclaré vouloir faire de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause de son quinquennat, il ne se passe guère de semaine sans que l’actualité ne vienne cruellement mettre au jour des pratiques de tous ordres qui visent à dénigrer, voire harceler les femmes. Cela montre non seulement que le sujet de l’égalité femmes/hommes reste totalement pertinent mais aussi bien sûr qu’il convient d’agir efficacement.

    Les leviers d’éradication des processus de domination dans les entreprises

    Très récemment, c’est la « Ligue du LOL » qui a occupé la une de l’actualité. Des esprits chagrins pourraient évoquer le fait que, ce scandale concernant la presse, il était normal, sinon évident, que celle-ci s’empare du sujet et en fasse ses choux gras. On pourrait tout au contraire rétorquer que justement, en s’emparant d’un tel sujet, la presse a témoigné d’un certain courage : au lieu d’étouffer un scandale qui les concerne directement, les médias ont choisi de le porter sur la place publique et de le dénoncer.

    Cette actualité donne l’occasion de rappeler combien sont tenaces ces processus de domination et la difficulté rencontrée pour les éradiquer. Pour cela, deux types de leviers peuvent être actionnés : d’une part, ceux qui relèvent du droit et des interdictions qu’il pose ; d’autre part, ceux qui renvoient à l’action volontaire des entreprises ou des organisations dans lesquelles se produisent les expressions les plus sévères de cette domination. Notons que les deux leviers sont liés, dès lors que les agissements sexistes constituent désormais un risque professionnel pour les entreprises qui sont tenues de le prévenir.

    Concernant le droit, il convient de rappeler que le législateur a inscrit dans le Code du travail l’interdiction de tout « agissement sexiste » défini comme « agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile dégradant, humiliant ou offensant » (Art. L 1142-2-1). Bien que non pénalement sanctionné, l’auteur d’un agissement sexiste risque une sanction disciplinaire et la responsabilité civile de son employeur pourrait être recherchée. Ce dernier encourt une condamnation à réparer le préjudice subi.

    Que recouvre concrètement cette notion ? Un document élaboré par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en donne plusieurs exemples. Ainsi, critiquer une femme pour son manque de « féminité » ou un homme qui ne serait pas « viril » ; ne pas prendre au sérieux les compétences des salarié.e.s et les humilier ; user d’épithètes sexistes ; faire des blagues sexistes, tout cela relève clairement d’agissements sexistes.

    Concernant les actions que les organisations peuvent décider, il reste encore beaucoup à faire tant la plupart d’entre elles mesurent mal l’ampleur des pratiques que subissent les femmes, depuis le « sexisme ordinaire », encore bien trop courant et trop souvent minoré voire dénié, jusqu’aux formes de harcèlement beaucoup plus graves, comme celles des membres de cette indigne « Ligue du LOL ». Comme l’a très justement fait remarquer l’un de nos collègues, l’absence de hiérarchie très formelle dans la plupart des entreprises de presse ne suffit pas, loin s’en faut, à restreindre sinon à faire disparaître les processus de domination (voir l’article de Benjamin Taupin dans Libération du 15 février dernier). On pourrait même suggérer l’inverse, à savoir que c’est en l’absence de tout contrôle et en toute impunité, - du moins dans l’esprit de leurs auteurs -, que ces agissements ont pu se produire sur une relativement longue période.

    Comment faire disparaître les pratiques sexistes dans les entreprises ?

    La question se pose alors de savoir comment (ré)agir pour vraiment voir disparaître ce type de pratiques ? Sanctionner les auteurs comme l’ont fait les organes de presse concernés, ce que la loi prévoit, semble un minimum. On pourrait également imaginer que les victimes portent plainte devant un tribunal. Mais plus largement, si les organisations ne se posent pas la question de leur rôle, voire de leur responsabilité - bien qu’elle soit souvent non intentionnelle -, dans ces pratiques, elles risquent fort de perdurer. Et l’existence de lois, si elle est tout à fait nécessaire, ne sera pas suffisante, comme en témoigne plus largement la législation déjà très fournie en matière d’égalité femmes/hommes et de non-discrimination sur de nombreux sujets.

    Car les organisations de travail fonctionnent selon ce que Joan Acker, une sociologue américaine, a nommé des « régimes d’inégalités ». Ce concept a été forgé pour rendre compte de l’absence de neutralité des organisations de travail qui, dans la majorité des pays industrialisés et dans la plupart des entreprises, organisent la rareté des femmes au fur et à mesure de leurs parcours professionnels. Autrement dit, si les femmes sont si peu nombreuses dans les échelons supérieurs de la plupart des entreprises et encore plus dans leurs comités exécutifs, c’est que dès le départ, à chaque palier d’orientation ou d’avancement, des mécanismes se mettent en place pour les freiner, les dissuader, les éliminer. La grande majorité des organisations ne sont pas neutres : elles ont été conçues par des hommes, pour des hommes et les femmes ne sont massivement tolérées que dans des emplois et à des niveaux subalternes, secondaires, moins prestigieux et moins bien rémunérés. D’une certaine manière, la Ligue du LOL ressemble à ce que connaît bien l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) sous la forme de « boys clubs », des institutions qui, dans la lignée des gentlemen’s clubs britanniques, organisent un entre soi d’où les femmes sont exclues, pour développer leurs réseaux et les rendre influents. (Voir l’article de Frédéric Joignot, Le Monde, 28 février 2019)

    Certes, on pourra rétorquer que les femmes ont désormais accès à tous les emplois, à tous les niveaux hiérarchiques et de responsabilités, dans tous les domaines de la vie économique. Et en effet, on peut aujourd’hui trouver, dans les économies développées, des femmes partout. La question est bien moins celle de la possibilité de leur présence, que de leur légitimité à en être de façon visible, c’est-à-dire en nombre suffisant. Car on sait qu’une minorité qui n’atteint pas un seuil minimum dans l’effectif d’un groupe est vouée à ne pas être prise en compte.

    Ce qui se cache derrière toutes ces pratiques sournoises et lâches, comme le cyber harcèlement dont les auteurs avancent généralement masqués ou anonymes, c’est la contestation pure et simple adressée aux femmes de venir sur le terrain de jeu des hommes, celui du pouvoir essentiellement. Les femmes dirigeantes que j’ai pu interroger au cours de mes différentes enquêtes m’ont souvent expliqué que, tout compte fait, il n’était pas très « difficile » de devenir dirigeante, au sens des connaissances et compétences requises. La différence majeure était la volonté, celle de vouloir se battre pour y arriver, car disaient certaines : « c’est la guerre ! ». Dans le cas de la « Ligue du LOL », il ne s’agissait pas de harceler des dirigeantes mais de simples journalistes, souvent débutantes, qui devaient donc faire leurs preuves pour espérer progresser dans la profession. Ces pratiques illustrent bien les « régimes d’inégalités » mentionnés ci-dessus qui montrent ainsi que les femmes ne sont pas seulement soumises à ce qu’il est courant de nommer un « plafond de verre », cette barrière invisible mais pourtant bien présente qui les empêche d’atteindre le sommet des entreprises. Les obstacles auxquels se heurtent les femmes existent en réalité bien avant l’accès au « dernier cercle » : tout au long de la ligne hiérarchique, les processus de gestion et les pratiques de management s’articulent et interagissent pour dénier aux femmes toute légitimité à évoluer.

    Le plus souvent non intentionnels, ces phénomènes doivent donc être mis au jour et dénoncés, autant par les managers d’équipes que par les dirigeants ou responsables RH des entreprises et, surtout provoquer la prise de conscience nécessaire à une transformation en profondeur du fonctionnement organisationnel à tout niveau. Les prises de parole, les signatures de chartes, les engagements dans des discours prometteurs ne suffisent plus : il faut agir !!

  • Jacky Lo

     

    Jacky lo 1

     

    Clic sur le lien pour voir la chaîne :

    https://www.youtube.com/channel/UCq1ididB9qHRw3nTFmwrv6A

     

     

  • Arnaque téléphonique en cours

     

    Arnaque telephonique

    ALERTE Praticiens et Auxiliaires Médicaux (PAM)

    Arnaque téléphonique en cours

     

    Nous vous informons que des PAM ont été contactés par téléphone par des personnes qui se présentent comme des représentants de Net-entreprises. Il leur est indiqué qu’un rendez-vous doit être fixé afin de les affilier à la DS PAMC. Des données relatives à leurs revenus et leurs coordonnées bancaires leur sont également demandées.

    Net-entreprises n'est pas à l’initiative de ce genre de démarche et qu’il s’agit d’une tentative de fraude.

    Nous vous invitons à être vigilants et vous demandons de ne pas donner suite à ces sollicitations.

  • 773 millions d'adresses mails piratées

    Une personne codant sur un ordinateur illustration

    Cybersécurité : 773 millions d'adresses mails piratées découvertes dans un fichier

    Cette base de données géante, comprenant près de 12.000 fichiers et notamment 21 millions de mots de passe, constitue l'une des plus grandes failles jamais décelée à ce jour.

    Un expert en cybersécurité a découvert l'une des plus importantes bases de données personnelles de ces dernières années. Un fichier de 80 gigaoctets provenant de différents piratages.

    Baptisé Collection #1, le fichier est composé de diverses fuites de données regroupées. Certaines adresses remontent au moins jusqu'en 2008 et sont donc très certainement obsolètes. Mais environ 140 millions de mails n'auraient jamais été repérés encore, selon l'informaticien. D'après Numerama, des adresses françaises font partie du lot.

    Ces informations sont utilisées par les cybercriminels qui les échangent ou les achètent afin de tester un maximum de combinaisons sur les sites les plus populaires en espérant pouvoir pénétrer au sein d'une messagerie ou d'un service en ligne à l'aide d'une adresse compromise.

    Ne jamais utiliser un même mot de passe

    Le chercheur propose aux internautes de vérifier dès à présent si leurs informations personnelles sont concernées par la fuite via le site Have I Been Pawned qui répertorie de nombreuses fuite ayant eu lieu ces dernières années. Il suffit de rentrer son adresse mail pour voir si elle a été compromise dans un incident passé.

  • ARNAQUE APE - AFFICHAGE OBLIGATOIRE

    Ape affichage obligatoire

    Données de l'arnaque :
    APE - Affichage obligatoire
    BP 90195
    95106 Argenteuil Cedex
    Somme demandée : 193,15 € (vieux prix : 192,11 €)

     
    Avez-vous reçu une lettre avec le titre APE - Affichage obligatoire ? C'est une arnaque. Ne faîtes aucun réglement ! Il ne s'agit pas d'un organisme officiel qui vous demande un paiement obligatoire, mais d'une entreprise privée qui vous propose une "offre" sans intérêt sauf pour eux. De nombreux auto-entrepreneurs ont reçus ce document, une fois de plus des sociétés arnaqueuses utilisent des moyens pour soutirer de l'argent aux entreprises. Si vous recevez cette lettre, envoyez un mail à la DGCCRF - Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes https://www.economie.gouv.fr/dgccrf

  • Un robot sexuel masculin

     

    Robots sexuels

    Un robot sexuel masculin pensé pour les femmes pour prendre son pied à l'infini

    Jusque-là, Une société américaine proposait uniquement une série de sextoys et de poupées technologiques aux attributs féminins - ou plutôt à ce que l'innovation aura voulu recopier des caractéristiques dont fantasme une partie de la gent masculine hétéro. Des seins énormes, des tailles toutes fines, des bouches pulpeuses au gloss qui ne s'enlève jamais.

    Aujourd'hui, la filiale américaine développée par Abyss Creations dévoile ses robots mâles. Une ligne imaginée pour les femmes, destinée à combler tous nos besoins physiques sans que l'on ait à se soucier des détails relationnels, et ce, aussi longtemps qu'on le souhaitera.

    Car le détail sur lequel veut insister l'enseigne, c'est précisément l'endurance du nouveau jouet. Pas besoin de batterie, Nate 2.0, Nick 1.0 ou Michael 2.0 peuvent apparemment vous faire jouir à l'infini (et au-delà).

    Leur squelette en PVC et leur chair en silicone imitent également le corps d'un homme. Le pied, si on veut plus qu'un vibromasseur et un rapport sexuel qui ne se limite pas uniquement au pénis.

    Autre argument de vente : la personnalisation. RealDoll permet aussi de construire une poupée selon nos goûts et nos envies du moment. On peut choisir la couleur des cheveux, des yeux, le gabarit, la couleur de la peau, ajouter des taches de rousseur et enfin, la longueur, la largeur et la dureté du sexe.

    Parce qu'il y en a pour tous les goûts et que certaines préféreront toujours une érection "flasque" (terme employé littéralement sur le site) à un parpaing.

    Alors bien sûr, cela n'a rien à voir avec la sensation que l'on ressent quand on fait l'amour avec un humain. On a lu que ces nouveautés technologiques auraient été créées pour remplacer les hommes, et on aimerait tout de même rappeler que, au même titre qu'une femme ne peut pas être remplacée par une poupée sexuelle, aussi innovante soit-elle, les robots ne pourront jamais éradiquer la sensation du sexe avec un mec.

    Seulement nous faire du bien de temps en temps - quand on aura envie de les sortir du placard - pour la modique somme de 6000 $.

    Une affaire ?

  • A quoi ressembleraient nos journées si nous étions privés d’Internet ?

    Iles tonga panne internet

    Les îles Tonga ont été privées d’Internet pendant deux semaines

    A quoi ressembleraient nos journées si nous étions privés d’Internet ? Voilà une question que l’on ose à peine se poser… Mais pour les 100 000 habitants des îles Tonga, c’est devenu une réalité lorsque, le 20 janvier dernier, Internet a cessé de fonctionner. Une panne qui a duré 13 jours, pour le pire… et le meilleur !

    Des conséquences économiques désastreuses…

    Le black-out, causé par la rupture du câble reliant l’archipel au reste du réseau mondial, a pris fin le samedi 2 février et chacun a pu reprendre le cours de sa vie. Mais pendant deux semaines, l’activité économique du pays, très largement dépendante de l’accès à Internet comme partout ailleurs, a subi de lourdes conséquences.

    Les secteurs commerciaux et touristiques ont particulièrement été touchés. Les paiements par carte bleue ont été perturbés et les appels internationaux rendus impossibles. Par ailleurs, le système de transfert d’argent, très apprécié des expatriés, a également été impacté, privant un certain nombre de foyers d’une part substantielle de leurs revenus. Les pharmacies, elles aussi, ont connu des ruptures de stock très inquiétantes.

    Dans la capitale, Nuku’alofa, certains opérateurs de télécommunication ont mis à disposition des connexions par satellite. Des files d’attentes se sont ainsi créées pour que chacun puisse, pendant quelques minutes, avoir accès à Internet. Leur débit très limité ne permettant pas d’accéder aux réseaux sociaux, certaines petites entreprises dont l’activité en dépend ont payé un lourd tribut.

    … mais des bars bondés

    Sans Facebook, YouTube ou autre réseau social, les habitants de l’archipel situé à près de 2 400 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Zélande ont dû improviser et revenir aux origines de la sociabilisation. Le retour au face à face et à l’art de la conversation. Joshua Savieti, un habitant des îles Tonga qui travaille dans les arts créatifs explique à l’AFP : 

    « On a dû apprendre à se parler sans messagerie Internet (…) En fait, je me suis dit que c’était plutôt pas mal d’être évincé de l’Internet, de reparler aux gens, d’aller dehors et de voir ce que tout le monde était en train de faire. Plein de gens sont sortis, ils allaient dans les bars, tout était plein ».

    Cela ne fait que cinq ans que l’archipel est équipé de la fibre optique, un progrès qui a bouleversé les habitudes des habitants plus vite qu’ils ne l’auraient imaginé. Expérimenter ce trou noir digital pendant près de deux semaines aura eu l’avantage de leur faire prendre conscience de cette dépendance. L’occasion de ralentir le rythme et de se reconnecter plus simplement aux autres…

    Et vous, que feriez-vous si Internet disparaissait pendant deux semaines ?

     

  • Sextorsion chantage à la webcam

    Sextorsion

    Sextorsion la nouvelle Arnaque en ligne: comment réagir face à un «chantage à la webcam»?

    Depuis plusieurs semaines, une tentative d'arnaque par mail touche des internautes français. Elle menace de publier des vidéos sensibles obtenues grâce au piratage supposé de leur webcam.

    «J'ai mis en place un virus sur le site pour adulte (porno) que vous avez visité» ; «J'ai obtenu tous vos contacts et fichiers» ; «À mon avis, 500 Euro (sic) est un juste prix pour notre petit secret». Si vous avez vu s'afficher ce genre de messages dans votre boîte mail ces derniers jours, vous êtes très certainement sujet à une arnaque.

    Depuis le mois de janvier, l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) a relevé 10.000 signalements dont «80% ont trait à cette arnaque» selon des propos de François-Xavier Masson, directeur de l'entité, qui emploie des gendarmes et des policiers, relayés par l'AFP. Pour rendre leurs tentatives encore plus réalistes, certains pirates informatiques écrivent votre propre adresse mail voire même un de vos mots de passe dans leur lettre de menace. Cependant, il ne faut pas avoir peur car «aucun cas n'a jamais été signalé jusqu'à présent de victimes qui auraient vu les cybercriminels mettre leurs menaces à exécution» selon le gouvernement qui a publié un article sur le sujet sur son site spécialisé cybermalveillance.gouv.fr.

    Si vous êtes une victime et que vous avez déjà payé la rançon, tentez de contacter votre banque pour faire annuler la transaction et déposez plainte avec les preuves à votre disposition, notamment des captures d'écran de messages suspects. N'oubliez pas non plus de signaler ce type de comportement sur le site dédié du ministère de l'Intérieur internet-signalement.gouv.fr.

    Phénomène grave

    Ce type de d'arnaques s'inspire de ce qu'on appelle la «sextorsion», aussi appelé «chantage à la webcam», un phénomène bien plus grave d'exploitation sexuelle en ligne. Le principe: pirater un ordinateur via sa webcam grâce à un virus que l'on appelle «creepware» et tenter d'obtenir des photos ou vidéos d'une personne dénudée pour faire du chantage par la suite. Ces documents peuvent aussi être obtenus avec le consentement de la victime, qui pense par exemple discuter avec un internaute intéressé par elle sur un site de rencontres. La «sextorsion» est à distinguer du «revenge porn» qui consiste à publier en ligne des photos ou vidéo intime d'un ancien partenaire pour se venger de lui ou d'elle.

    Si vous êtes victime de ce type de menace ou que vous pensez que votre webcam a été piratée, il existe des réflexes simples à adopter qui sont notamment préconisés par la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

    ● Ne jamais répondre

    L'une des premiers réflexer à adopter est de ne pas donner de l'intérêt à votre maître chanteur. Il pourrait profiter d'une réponse de votre part pour vous demander encore plus d'informations sur vous et vous faire chanter davantage. S'il vous demande une somme d'argent, ne la versez en aucun cas.

    ● Alerter les autorités

    Une fois l'arnaque constatée, n'hésitez pas à alerter les autorités responsables spécialisées dans ces types de menace. La solution idéale est de faire des captures d'écran des messages que vous recevez pour les envoyer ensuite sur la plateforme www.internet-signalement.gouv.fr.

    ● Parlez-en à vos proches

    Les cyber-escrocs s'attaquent souvent à vos proches une fois qu'ils ont commencé leur chantage avec vous. Ils profitent des informations disponibles sur vos différents comptes sociaux pour récupérer l'identité de vos amis et les faire chanter à leur tour. N'hésitez pas à communiquer avec eux pour les prévenir de ces risques.

    ● Configurez des alertes avec vos noms et prénoms

    Une manière efficace de repérer le moindre contenu publié sur le Web vous identifiant est de créer des alertes Google ou TalkWalker avec votre nom et votre prénom. À chaque fois que ces derniers seront publiés sur le Web, vous recevrez un mail qui vous donnera plus de détails et vous montrera dans quelles circonstances vos informations personnelles ont été utilisées.

    ● Signaler le contenu problématique

    Si une vidéo vous montrant dans des postures sexuelles ou des photos dénudées de vous circulent sur les réseaux sociaux, ayez le réflexe de signaler systématiquement ces contenus. Plusieurs tutoriels existent pour vous guider dans cette procédure en fonction des plateformes où vos contenus intimes ont été publiés. En cas de non-réponse des plateformes sous deux mois, la CNIL vous propose sur son site Web un formulaire de plainte en ligne à remplir.

    Il est aussi possible de faire une demande de droit à l'oubli auprès d'un moteur de recherche pour que des informations en ligne liées à votre identité soient déréférencées.

    ● Mettre un post-it sur sa webcam

    Une solution bête et méchante peut aussi vous éviter beaucoup d'ennuis: mettre un post-it sur votre webcam pour éviter qu'elle puisse vous filmer ou photographier même quand elle est éteinte. Le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a pris lui-même ce réflexe comme le révélait un cliché pris dans les bureaux du réseau social en 2016.

    Si vous êtes victimes d'autres types de cyberharcèlement, n'hésitez pas à lire notre guide pour y faire face en fonction des situations. 

     

  • 3 650 milliards de dollars

    Serveur informatique

    3 650 milliards de dollars dépensés en informatique et télécoms en 2018

    Selon le cabinet Gartner, les dépense mondiales informatiques et télécoms ont augmenté de 3,9% en 2018 à 3 650 milliards de dollars et devraient poursuivre leur progression pour se monter à 3 875 milliards de dollars en 2020. Le logiciel, le cloud et l’Internet des objets en sont les trois principaux moteurs.

    Les dépenses mondiales informatiques et télécoms restent au beau fixe. Selon le cabinet Gartner, elles ont augmenté de 3,9% en 2018 à 3 650 milliards de dollars, tirées par le boom dans les équipements de datacenter (+11,3%), les logiciels d’entreprise (+9,3%) et les services du numérique (+5,6%).

     

    Incertitudes sur l'avenir de ce marché

    Avec les perspectives de ralentissement macro-économique, le Brexit et la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, les incertitudes pèsent sur l’avenir de ce marché. Gartner reste malgré tout optimiste et voit les dépenses informatiques et télécoms poursuivre leur progression pour atteindre 3 875 milliards de dollars en 2020.

    Baisse des PC et téléphones mobiles

     

    Certains segments, comme les équipements traditionnels sur site, les PC ou les téléphones mobiles, sont orientés à la baisse. Mais cette tendance serait plus que compensée par le boom dans le logiciel, le cloud et l’Internet des objets.

     

  • Film sur le Cyberharcèlement et les fausses rumeurs

     

    Movieposter

     

    Ayant travaillé pendant 3 années en informatique dans plus de 70 écoles dans différentes villes, le cyberharcèlement, le harcèlement scolaire et les fausses rumeurs me touchent beaucoup, je condamne toutes ces actes et violences gratuites qui font énormément de dégât mental et physique sur les victimes.

    Vous trouverez un film sur Youtube sur le Cyberharcèlement; le harcèlement scolaire et les fausses rumeurs : https://youtu.be/oFMGRz8ZM2I

  • L'Intelligence Artificielle et le monde médical

    Intelligence artificielle ia

     

    L’intelligence artificielle fascine d’autant plus que personne ou presque n’est capable de la définir avec exactitude. On peut donc lui prêter tous les pouvoirs et toutes les intentions, même les plus sombres. Après avoir remplacé tant d’ouvriers, la technologie ne va-t-elle pas rapidement « tuer » des professions que l’on pensait autrefois à l’abri, comme les avocats ou les médecins ?

    En réalité, nous sommes à ce moment classique du débat public où l’on sent une technologie de rupture poindre, mais sans en avoir expérimenté vraiment les applications pratiques. Cet interstice laisse place à toutes les spéculations, y compris les plus pessimistes, et à tous les fantasmes, y compris les plus farfelus.

    Notre conviction, au sein d’Incepto, est que 2019 marquera une année de basculement. Dans le domaine de la santé au moins, nous allons quitter les débats théoriques stériles pour entrer dans le dur.

    Alors non, quitte à peiner les fans de sciences fictions, les robots humanoïdes ne vont pas remplacer les médecins. Mais oui, l’intelligence artificielle va pénétrer dans les hôpitaux et les cabinets médicaux, et l’imagerie médicale (radios, échographies, scanners) en sera la porte d’entrée.

    Pour bien le comprendre il faut mesurer les enjeux. La masse d’images médicales croît à une vitesse spectaculaire sous le triple effet du vieillissement de la population, d’un recours plus systématique à l’imagerie (prévention, diagnostic, suivi), mais surtout des progrès technologiques des équipements qui produisent désormais 1 000 à 1 500 images par examen, soit… 40 fois plus qu’il y a 30 ans.

    Aujourd’hui, un radiologue voit défiler 50 000 images chaque jour en moyenne. Un chiffre inhumain, au sens propre du terme : le traitement d’une telle quantité de données dépasse les capacités cérébrales humaines. Au point où cela devient un risque : celui d’ensevelir les médecins sous une masse d’informations, et donc de réduire la qualité de leur analyse, de les soumettre à une fatigue et un stress intenses, liés à la peur de se tromper ou de passer à côté d’un signal.

    Nous avons donc atteint un point où les machines créent une profondeur d’information que seules d’autres machines (des algorithmes de calcul) sont capables d’exploiter.

     Et cela tombe bien, puisque les premières applications concrètes de l’intelligence artificielle arrivent. Capables d’analyser des images à une vitesse vertigineuse avec un taux de succès souvent supérieur à celui de l’homme, elles détectent des anomalies parfois difficiles à déceler pour les médecins et les assistent concrètement dans leur diagnostic. La société Screenpoint a par exemple développé une application pour les mammographies qui permet de détecter les cancers du sein. Cette intelligence artificielle, entraînée sur 300 000 images, réduit de 15% le temps passé par chaque radiologue sur les cas jugés non problématiques et les amène à consacrer 10% de temps supplémentaire sur les cas plus compliqués.

     On imagine sans peine les perspectives immenses que cela ouvre pour la santé publique, sachant que ce type d’applications améliore ses performances au cours du temps – c’est le propre de l’intelligence artificielle : elle « apprend » et se perfectionne grâce aux cas qu’on lui soumet.

     Mais pour autant, après avoir dit cela, nous n’avons pas répondu à notre question initiale : les radiologues vont-ils être supplantés, voire remplacés par l’intelligence artificielle ? En 2016 Professeur Geoffrey Hinton, le parrain des réseaux de neurones, disait qu’il était « presque évident qu’il faudrait arrêter de former des radiologues ».

     Notre conviction, au sein d’Incepto, est absolument inverse. Non seulement les médecins resteront les acteurs centraux du système, mais leur rôle va en sortir renforcé.

     D’abord, le radiologue et plus généralement les médecins garderont les manettes comme utilisateurs, aptes à déterminer les meilleurs cas d’usages et à valider l’utilité clinique d’une innovation. Dans l’imagerie médicale comme ailleurs, l’enjeu ne réside pas (seulement) dans la technologie, mais bel et bien dans les usages. Il s’agit de convertir la technologie en applications pratiques pour l’intégrer dans le workflow clinique et créer des interfaces faciles à utiliser. C’est donc le médecin qui aura le dernier mot.

     Ensuite les radiologues passeront moins de temps devant les écrans, et plus de temps avec leurs patients… et avec leurs collègues : aujourd’hui le traitement des pathologies est souvent complexe et pluridisciplinaire, nécessitant un travail en équipe et la collaboration entre spécialistes. Dans ce cadre, le radiologue bénéficiera d’une position privilégiée : parce que sa discipline aura été la première à profiter des effets de la technologie, il aura un rôle crucial de prescripteur / accompagnateur auprès de ses collègues et permettra d’accélérer l’implémentation de la technologie dans les hôpitaux. Son rôle dans le système de santé publique sera donc central.

     Enfin et surtout, les médecins deviendront les coproducteurs de nouvelles applications. Ce postulat est fort car il suppose qu’ils ne subiront pas simplement les innovations portées par des GAFAs ou d’autres, ils en seront les initiateurs, voire les inventeurs. C’est en tous cas notre conviction, chez Incepto, et l’approche que nous développons. Aujourd’hui une centaine d’applications recourant à une intelligence artificielle, plus ou moins avancée, existent ou sont en cours de développement dans le monde. La mission d’Incepto est double : aider les médecins à recenser les solutions les plus performantes, à y accéder et à les utiliser ; et créer avec eux de nouvelles applications, adaptées à leurs besoins spécifiques.

    A chaque fois que nous développons un nouveau logiciel, nous le faisons avec des équipes de médecins. Nous travaillons en ce moment même avec les équipes du Docteur Marc Zins à l’hopital St-Joseph, avec celles des Professeurs Stephan Haulon et Dominique Fabre en chirurgie vasculaire ou encore avec le docteur Hugues Brat, directeur médical du groupe d’imagerie suisse Groupe 3R. Concrètement, sans eux, aucune de nos applications pratiques issue de l’intelligence artificielle ne pourrait voir le jour.

     Le médecin restera la figure centrale de la révolution à venir, mais il ne la fera pas seul. Il faut absolument stimuler une hybridation inédite entre l’expertise médicale, une expertise de pointe en mathématiques & data science, et des compétences industrielles et entrepreneuriales.

     Cette hybridation ne va pas de soi, dans un pays où ces acteurs ont longtemps vécu séparés, se considérant avec une certaine distance, et parfois même une certaine méfiance. Demain, les interactions entre les compétences médicales, mathématiques et industrielles devront être pensées et organisées par l’avènement d’un nouvel écosystème, qui verra les médecins et les ingénieurs travailler dans la même pièce. Au sens propre du terme. Les médecins devront, dès leur formation, être imprégnés d’une culture technologique, et les meilleurs développeurs devront être encouragés à se tourner vers les chantiers d’intérêt général et de santé publique.

     Depuis un an jour pour jour, nous nous attachons à réunir médecins, développeurs et ingénieurs spécialistes de l’imagerie médicale au sein de nos locaux de la Station F. Ce premier anniversaire en appelle de nombreux autres car les premiers résultats sont à la fois stimulants et spectaculaires. Notre « alliance » est la préfiguration d’un nouveau mode de travail interdisciplinaire, au service d’une des plus grandes transformations du siècle à venir. Et cette alliance, nous en sommes convaincus, sera aussi celle de l’homme et de la machine, de l’intelligence humaine et de l’intelligence artificielle, pour aider les médecins dans leur mission quotidienne : sauver des vies.

  • La Cybersécurité

    Cybersecurite

    Dans un monde comptant plus de 4 milliards d’internautes qui passent environ 6h par jour sur des appareils connectés, 3 milliards d’utilisateurs de réseaux sociaux qui partagent des informations personnelles et/ou professionnelles sur Internet, le numérique et ses dérives font partie de notre vie quotidienne. Téléphoner, regarder des vidéos, poster des photos, publier des avis, commenter des actualités, envoyer des fichiers, faire ses courses, réaliser des transferts bancaires, réserver un billet d’avion depuis son domicile, au bureau, au restaurant, à la cafétéria du coin… Nous sommes tous connectés tout le temps, partout, et cela n’est pas près de changer !

    En 2019, une entreprise ou un individu déconnecté devient rare, très rare, presque isolé du monde interconnecté qui l’entoure.

    Dans ce contexte, le marché de la cybersécurité est en pleine explosion. Si chaque année des millions de structures professionnelles – petites, moyennes et grandes – et d’internautes subissent des cyberattaques, au-delà d’avoir un impact négatif sur la confiance des utilisateurs dans le numérique, les conséquences de ces délits sont aussi financières : d’après un récent rapport de Norton, les cyberincidents coûteraient plus de 600 milliards de dollars à l’économie chaque année.

    Qui dit pertes, dit inquiétudes. Selon l’étude Global CEO Survey 2018, la cybersécurité est devenue l’une des 4 principales préoccupations des dirigeants à l’échelle internationale qui n’envisagent en aucun cas de voir leurs bénéfices chuter à cause de manipulations illégales orchestrées par des groupes d’attaquants agiles et trop souvent mieux organisés que les défenseurs. Réagir devrait être une priorité pour tous. Mais l’est-ce vraiment ?

    Observation surprenante : de nombreux pays enregistrant des taux de connectivité élevés se laissent surprendre par des attaques chaque jour un peu plus sophistiquées. Le laxisme semble l’emporter sur la contre-attaque. Un exemple : La France, un pays peuplé de chefs d’entreprise qui, pour la grande majorité d’entre eux, ne juge pas la cybersécurité comme une menace prioritaire et de ce fait ne se protège que partiellement contre les attaques.

    Le paradoxe français, un cas loin d’être isolé

    Si la cybersécurité représente un enjeu prioritaire pour seulement 29 % des entreprises en France ( Baromètre sur la cyberscurité d’Ipsos pour PwC, 2018 ), c’est surtout parce qu’en interne, un faible pourcentage (32 %) de collaborateurs et de dirigeants sont convaincus de l’importance de se protéger contre les cyberattaques. De ce fait, même si une prise de conscience des dangers liés à la Toile existe, les actes concrets visant à protéger le monde numérique manquent à l’appel.

    Selon le premier baromètre d’Ipsos pour PwC portant sur la cybersécurité en France, 2 entreprises sur 10 se disent tout à fait capables de gérer une cyberattaque. Les 8 autres ne le sont pas. Elles le savent. Mais elles ne réagissent pas. Pourquoi ?

    « Les entreprises françaises restent dans le déni face à la cybermenace. »

    Pour un grand nombre d’entre elles, leur perception du risque est très éloignée de la réalité. En conséquence, elles ne se donnent pas les moyens de mise en place d’un véritable dispositif de gestion de cyberrisques. Leur dynamique reste curative au lieu d’être préventive. Elles subissent puis réagissent. En d’autres mots, elles attendent d’être attaquées et de constater les dégâts avant de songer à améliorer leur défense. Cela ne peut pas continuer ainsi. Agir de la sorte, c’est accepter de laisser l’avantage aux attaquants.

    Une intelligence collective nécessaire pour contrer une menace universelle

    Pour contrer les cyberattaques qui sont chaque année plus nombreuses, il est nécessaire de nous en donner les moyens aussi bien en termes d’investissements réalisés que de développement des nouvelles technologies, de recrutement et de formation des Hommes.

    « La cybersécurité n’est pas qu’une affaire de protection de systèmes informatiques, c’est aussi une affaire de compétences humaines mises au service d’un projet global, commun et collaboratif. »

    Des entreprises de toute taille qui s’exposent quotidiennement aux dangers du Net sans se protéger comme il se doit, ce n’est pas ce qui manque ! Pour régler ce problème, imposer des règles et favoriser la collaboration est de rigueur.

    Emmanuel Macron déclarait l’été dernier que la France n’arrivera pas à assurer sa défense seule. Une entraide Etats-entreprises et entreprises-entreprises à l’échelle européenne pour sécuriser notre marché est la solution que nous devons appliquer. Après tout, si tout le monde joue le jeu, l’union ne peut que faire la force ! Pour que cette solution fonctionne, l’esprit collaboratif devra s’étendre à l’échelle planétaire puisque la Toile ne connait aucune frontière et ne se développe pas sous la responsabilité d’une seule personne ou d’une seule entreprise. La cybersécurité, c’est un domaine qui nous concerne tous !

    CIX-A : la première initiative concrète de « cybercollaboration » en France

    La cybersécurité doit être appréhendée de façon transversale et collective. Les experts sont unanimes : seul le partage de l’information permettra de lutter efficacement contre les cyberattaques. En effet, aujourd’hui, aucun acteur n’a une visibilité exhaustive de ce qui se passe dans le cyberespace. C’est en partageant les informations que les acteurs pourront avoir une vision plus complète et ainsi développer une intelligence commune. La collaboration en matière de cybersécurité n’est donc pas une option, elle est indispensable !

    Face à ce constat, CIX-A lance la première plateforme collaborative de Cyber Intelligence en France. Ce projet a pour ambition de se positionner comme référent sur le marché et devenir un modèle pouvant être reprise en Europe. Son objectif : offrir à ses partenaires un partage d’informations qualifiées et élaborées, pour anticiper les cyberattaques et se préparer à y répondre.

    Pour gagner la bataille de la cybersécurité, nous avons besoin de la mobilisation de tous les acteurs privés et publics aspirant à développer l’économie nationale, européenne et mondiale grâce au numérique. Pour que tous les concitoyens conservent une vraie confiance dans le digital, nous devons procéder à une sensibilisation massive au cyberrisque et développer une éthique universelle du Net. Ce n’est qu’en éduquant les internautes aux bonnes pratiques et en invitant les entreprises et les Etats à être davantage responsables que nous réduirons au minimum les facteurs de risque.

     

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